La faible fonctionnalité des points de collecte constitue l’un des principaux obstacles à la campagne de commercialisation arachidière 2025-2026 dans le département de Diourbel. Cette situation a poussé de nombreux producteurs à se tourner vers les marchés parallèles pour écouler leurs récoltes, souvent à des prix moins avantageux
DIOURBEL– La campagne de commercialisation arachidière 2025-2026 dans le département de Diourbel est marquée par un faible taux de fonctionnement des points de collecte. L’information a été donnée, hier, vendredi 5 juin, par le chef du Service départemental du développement rural, Baïdy Diallo, lors d’un Comité départemental de développement (Cdd) consacré aux préparatifs de la campagne agricole 2026-2027. Selon lui, sur les 8 points de collecte implantés dans le département, seuls 3 ont été opérationnels durant toute la campagne, soit un taux de fonctionnalité de 37,5 %. Il a expliqué cette situation par deux facteurs majeurs : l’insuffisance des financements accordés aux opérateurs et la prolifération des marchés parallèles de commercialisation des graines d’arachide.
« Le véritable problème réside dans la présence irrégulière des opérateurs au niveau des points de collecte. Cette situation pousse les agriculteurs à vendre leur production sur les marchés parallèles », a justifié M. Diallo.
Le rapport, présenté lors de la rencontre, a également fait le point sur les performances de la Sonacos à Diourbel. À la date du 21 avril 2026, l’usine du Baol avait acheté 38.247,937 tonnes d’arachide. « La quasi-totalité provient de la commune de Touba Mosquée, avec 37.103,187 tonnes. Le département de Diourbel n’a contribué qu’à hauteur de 1.144,059 tonnes », a précisé M. Diallo.
Au cours de la campagne agricole 2025-2026, les acteurs du secteur ont recensé plusieurs difficultés. Parmi celles-ci figurent le retard dans la mise à disposition des semences, une pause pluviométrique de plusieurs jours, la mauvaise répartition des pluies, l’indisponibilité du matériel agricole lourd (tracteurs et autres équipements), la réduction des terres cultivables en raison des nouveaux lotissements ainsi que les difficultés de financement rencontrées par les opérateurs.
Face à ces contraintes, les participants ont recommandé une évaluation à mi-parcours des futures campagnes agricoles afin d’identifier plus rapidement les difficultés et d’y apporter des solutions adaptées.
Présidant la rencontre, le préfet du département de Diourbel, Abdou Khadir Diop, a invité les autorités territoriales à accorder une attention particulière aux modalités d’attribution des terres. Selon lui, une meilleure gestion du foncier permettra de soutenir les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de producteurs et de favoriser le développement de l’agrobusiness en milieu rural.
Oumar Bayo BA (Correspondant)

