Financé à hauteur de 51 milliards de francs CFA et déployé dans les 14 régions du Sénégal, le Programme national de développement intégré de l’élevage (PNDIES) ambitionne de transformer durablement le secteur de l’élevage et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire.
À Kaolack, un atelier d’information a permis de présenter aux acteurs locaux les objectifs et les différentes composantes de ce programme. Présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Mouhamadou Habib Kamara, la rencontre a surtout servi de cadre à l’appropriation du PNDIES par les acteurs de la région.
Selon le coordonnateur du programme, Dame Sow, l’ambition est de développer des chaînes de valeur animales résilientes aux changements climatiques, tout en favorisant la création d’emplois, notamment au profit des jeunes et des femmes.
Le programme intervient autour de trois leviers majeurs : les biens, les services et les infrastructures. Il prévoit, entre autres, la réalisation de marchés à bétail, de magasins, de plateformes de services, de postes vétérinaires, de parcs à vaccination, d’unités de production de fourrage et de centres de production bovine. « À Kaolack, quelques infrastructures vont démarrer, notamment les postes vétérinaires et les parcs à vaccination », a annoncé Dame Sow.
Le coordonnateur du PNDIES a indiqué que l’année 2027 devrait constituer une phase de croisière dans la mise en œuvre du programme.
Productivité, transformation et professionnalisation
Le PNDIES repose sur trois axes stratégiques : accroître la productivité et les productions animales, améliorer la transformation et la mise en marché des produits issus de l’élevage et renforcer la professionnalisation des acteurs.
À l’horizon 2028, le programme ambitionne notamment de contribuer à la création de 3 500 entreprises et 18 000 emplois. Les bénéficiaires directs sont estimés à 32 000 acteurs, alors que le nombre de bénéficiaires indirects pourrait atteindre 950 000 personnes, dont 51 % de femmes.
Au-delà des investissements physiques, le programme accorde également une place importante à l’accompagnement des acteurs et à la prise en compte de leurs préoccupations.
À Kaolack, les échanges ont ainsi porté sur le mécanisme de gestion des plaintes (MGP), notamment les questions liées au foncier, à l’alimentation du bétail, aux zones pastorales et à l’accès aux marchés.
Un Comité régional de gestion des plaintes a été installé à cette occasion. Des comités départementaux devraient être mis en place prochainement afin de rapprocher davantage le dispositif des populations et des acteurs de la chaîne de valeur animale.
Mamadou THIAM (Correspondant)


