Le groupe Ecobank et la Zlecaf s’allient pour renforcer l’intégration économique et le financement du commerce en Afrique. Leur protocole d’accord porte sur trois milliards de dollars, à exécuter au cours des trois prochaines années.
Le secrétariat exécutif de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et le groupe Ecobank ont signé un protocole d’accord visant à renforcer l’intégration économique et à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique. Lors du sommet « Africa Forward », tenu du 11 au 12 mai, à Nairobi, le groupe bancaire panafricain avait annoncé un engagement de trois milliards de dollars en faveur du financement du commerce, lit-on dans un communiqué reçu le mercredi 20 mai. Cet engagement sera exécuté au cours des trois prochaines années, en partenariat avec des institutions de financement du développement, afin de soutenir le commerce avec l’Afrique et à travers le continent.
Les principaux axes de cette coopération tournent autour du renforcement des capacités des Pme, la réduction du déficit de financement du commerce, la plateforme de commerce du Marché unique (Single market trade hub), la mise en relation des entreprises et le partage d’informations, le plaidoyer politique et règlementaire, le leadership intellectuel…
Le partenariat devrait renforcer l’impact de cet engagement à travers le continent, en veillant à ce que les entreprises africaines, des grandes aux Pme, soient mieux positionnées pour tirer profit des opportunités du Marché unique de la Zlecaf, ajoute le document. « « À travers ce partenariat avec Ecobank, nous mobilisons la puissance financière et la portée panafricaine indispensables pour transformer la promesse du Marché unique en opportunités concrètes pour nos entrepreneurs, nos femmes d’affaires et nos petites et moyennes entreprises », estime le secrétaire général du Secrétariat de la Zlecaf, Wamkele Mene.
Michael Larbie, directeur exécutif de la banque des grandes entreprises et d’investissement d’Ecobank estime, de son côté, que la présence du groupe bancaire basé à Lomé dans 34 marchés africains lui permet de se positionner et d’agir comme un catalyseur de la Zlecaf. « Ce protocole d’accord formalise notre engagement à connecter les entreprises africaines aux marchés, aux financements et aux connaissances dont elles ont besoin pour prospérer », ajoute-t-il dans le communiqué.
Malick CISS


