Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a effectué une visite ce mercredi 23 septembre, au Port autonome de Dakar (Pad). Elle a appelé à accélérer la modernisation de ce poumon économique afin de mieux intégrer les différentes composantes de l’économie bleue, dans le cadre de la « Vision Sénégal 2050 ».
Le Port autonome de Dakar (Pad) doit renforcer sa performance pour devenir davantage un moteur de compétitivité et une plateforme maritime et logistique de référence en Afrique. C’est, en substance, le message lancé par le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, hier, mercredi 23 septembre, lors de sa visite à la direction générale de l’infrastructure portuaire.
Pour le ministre, le Pad ne saurait être réduit à une simple infrastructure de transit des marchandises. Il constitue, selon elle, « une porte d’entrée et de sortie du Sénégal », mais aussi « un maillon essentiel de notre souveraineté économique » et un instrument déterminant de l’ouverture du pays sur l’Afrique et le reste du monde. Dans une économie où une large part des échanges internationaux passe par la mer, l’efficacité du système portuaire conditionne directement la compétitivité nationale, notamment à travers les coûts logistiques et l’attractivité du territoire. Dans cette perspective, Mme Dièye a appelé à poursuivre la modernisation des infrastructures, à améliorer la fluidité des opérations et à renforcer la digitalisation des procédures. La sécurité et la sûreté portuaires tout comme la qualité de la chaîne logistique et l’articulation entre les différents modes de transport figurent également parmi les priorités évoquées. Le ministre entend aussi inscrire le développement du port de Dakar dans une approche plus large de l’économie maritime. Celle-ci doit, à ses yeux, rapprocher les infrastructures portuaires du transport maritime, de la pêche, de la transformation des produits halieutiques, de l’aquaculture, de la logistique et des services maritimes. Cette intégration doit permettre au Sénégal de mieux valoriser ses 718 kilomètres de façade maritime et sa position géographique. Amy Mara Dièye a également insisté sur la nécessité d’identifier « sans complaisance » les obstacles qui continuent de peser sur la compétitivité du système portuaire. Elle a notamment cité les coûts logistiques, les délais, la coordination entre les différents intervenants, l’occupation des espaces et la qualité des services. À chaque difficulté, a-t-elle insisté, doivent correspondre « des réponses concrètes, mesurables et prospectives ».
La transformation devra, par ailleurs, être accompagnée d’un effort sur les ressources humaines. La tutelle souhaite ainsi davantage investir dans la formation, la qualification et l’insertion des jeunes dans les métiers maritimes et portuaires. L’économie bleue, a-t-elle souligné, doit devenir « un espace concret d’opportunités, de revenus, d’innovation et d’emploi ». Le Port autonome de Dakar est également appelé à consolider son rôle dans l’intégration régionale. Pour Amy Mara Dièye, le Sénégal doit renforcer ses connexions avec les autres espaces économiques de la sous-région afin de conforter son positionnement comme plateforme de services maritimes, portuaires et logistiques. Une orientation saluée par le directeur général du Pad, Doune Pathé Mbengue. Il a, à son tour, présenté l’infrastructure comme un maillon essentiel de la politique sectorielle conduite par le ministère. « 80 % des préoccupations du ministère sont orientées sur l’économie bleue », a-t-il affirmé, en soulignant la place particulière qu’y occupe le Pad.
Pathé NIANG

