La Haute autorité du waqf (Haw) et l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) ont signé, hier, mardi 22 septembre, à Dakar, une convention-cadre destinée à renforcer l’inclusion financière et sociale. Au cœur de cette collaboration : une meilleure intégration du Waqf dans l’écosystème financier et une plus grande protection des usagers.
Le Waqf entend prendre une place plus importante dans les mécanismes de financement social au Sénégal. La signature, hier, mardi 22 septembre, à Dakar, d’une convention-cadre entre la Haute autorité du waqf (Haw) et l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) traduit la volonté de mieux structurer cet instrument de la finance sociale islamique et d’élargir son impact économique et social. Paraphé par le secrétaire exécutif de l’Oqsf, Papa Amadou Diagne, et le directeur général de la Haw, le Dr Ahmed Lamine Athie, l’accord rapproche deux institutions intervenant sur des maillons complémentaires de l’écosystème financier, indique un communiqué. L’Oqsf apporte son expertise en matière de médiation, de défense des consommateurs et d’éducation financière. La Haw, pour sa part, mobilise le Waqf comme instrument d’autonomisation des populations vulnérables, de lutte contre la pauvreté et de financement d’infrastructures d’intérêt public.
D’une durée de trois ans renouvelables, la convention prévoit l’élaboration d’un plan d’action conjoint assorti d’un mécanisme d’évaluation semestrielle. L’enjeu est ainsi de passer d’une logique de promotion du Waqf à une démarche davantage structurée, articulant éducation financière, protection des usagers et développement de mécanismes de finance sociale. Parmi les principales actions retenues figure l’intégration d’un module consacré au Waqf dans le Programme national d’éducation financière (Pnef). Des campagnes de communication conjointes sont également prévues afin de vulgariser le concept auprès du grand public. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension de cet instrument et de ses possibilités de mobilisation au service du développement.
La convention ouvre également un chantier important sur la sécurisation et la structuration des opérations. Les deux institutions prévoient la mise en place d’un dispositif spécifique de règlement amiable des litiges liés aux produits du Waqf. L’Oqsf accompagnera, en outre, la Haw dans la labellisation du système de collecte du Fonds Waqf public monétaire. Le protocole prévoit aussi la formation des agents de la Haw sur les questions d’inclusion financière et de protection des consommateurs.
De même, les deux institutions entendent mutualiser leurs expertises pour conduire des études conjointes et échanger sur les bonnes pratiques. La Haw sera, par ailleurs, associée aux enquêtes de qualité menées par l’Oqsf, tandis que le personnel de l’Observatoire sera formé aux instruments de la finance sociale islamique.
Oumar FÉDIOR

