Après l’accord technique avec le Fonds monétaire international (Fmi), le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a organisé ce jeudi, une session d’échanges avec la presse. La rencontre animée par les directeurs généraux des différents services était axée sur la nouvelle trajectoire économique et financière du Sénégal.
A cet effet, le directeur des marchés des capitaux à la Direction générale des financements et de la Dette, Elhadji Alioune Diouf a annoncé que l’État va poursuivre son calendrier de mobilisation financière. Ainsi. d’ici la fin de l’année, trois opérations d’appels publics à l’épargne seront organisés sur le marché financier dont une Sukuk. Le montant sollicité pour chaque émission tournera autour de 200 milliards FCFA.
Dans ce contexte, l’autre avantage selon Elhadji Alioune Diouf est l’accès à des ressources concessionnelles. « Nous avions constaté récemment un durcissement des conditions de levées de fond. Et c’était lié à plusieurs facteurs dont l’absence de programme avec le FMI. Maintenant avec l’aboutissement des négociations, nous pourrons accéder des ressources concessionnelles mais avoir une baisse des taux », a dit Elhadji Alioune Diouf.
« Pas de restructuration »
En marge de la conférence, Elhadji Alioune Diouf a indiqué que le Ptds n’est pas une restructuration. À l’en croire, le e Sénégal, a pris l’option de mettre en place un plan en mettant en exergue ses spécificités et ses points forts. Et parmi ces spécificités, il faut retenir l’option que l’État a prise de ne pas intégrer le tiers de sa dette.
« Ça c’est un point important. Nous avons visé la dette qui posait beaucoup plus de contraintes pour nous en termes de soutenabilité et pris une bonne partie de la dette qui nous permettra de continuer à nous financer pour mettre en œuvre des projets », a souligné le directeur des marchés des capitaux à la Dgfd.
Lors de son intervention, il a également l’exclusion, la dette en FCfa du champ d’exécution. Cette dette est estimée à 9100 milliards. Pour lui, l’autre élément de différenciation par rapport aux cas de restructuration, c’est que la plupart des pays qui sont en restructuration ont connu un défaut constaté. Ce qui est loin d’être le cas du Sénégal.
Demba DIENG

