La Banque mondiale (Bm) a renouvelé sa confiance au Sénégal en accordant un financement additionnel de 40 millions de dollars (plus de 22 milliards de FCfa) au Projet de développement économique de la Casamance (Pdec). Ceci porte l’enveloppe globale à 85 millions de dollars, soit près de 50 milliards de FCfa.
ZIGUINCHOR – En approuvant un financement additionnel de 40 millions de dollars, soit plus de 22 milliards de FCfa en faveur du Projet de développement économique de la Casamance (Pdec), au mois de juin 2026, la Banque mondiale (Bm) envoie un signal fort : celui d’une confiance renouvelée dans les réformes engagées par le Sénégal.
Portée à près de 50 milliards de FCfa, l’enveloppe du Pdec bénéficiera à près de 850.000 personnes en Casamance et dans la région de Kédougou, avec des investissements destinés à renforcer les infrastructures, les chaînes de valeur agricoles, l’emploi, l’inclusion sociale et l’attractivité économique des territoires.
Ces résultats sont déjà visibles sur le terrain, selon le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Moussa Balla Fofana, qui a présidé, hier, mardi 21 juillet, à Ziguinchor, la cérémonie d’ouverture de la mission de supervision et d’évaluation conjointe des avancées du projet. « À ce jour, plus de 433.000 personnes ont directement bénéficié des investissements du Pdec avec 324 infrastructures communautaires réalisées ou réhabilitées, 131 kilomètres de pistes rurales aménagées, près de 3.300 hectares de vallées agricoles en cours d’aménagement, plus de 3.200 emplois créés et près de 5.000 personnes formées », a-t-il détaillé. Pour le ministre, « le Pdec s’est imposé comme un véritable laboratoire de la territorialisation des politiques publiques ». Au-delà de ces acquis, le projet accompagne déjà le retour des populations dans 203 villages et la réinstallation de plus de 6.700 ménages, contribuant ainsi à restaurer durablement le tissu économique et social de la Casamance. De l’avis de Moussa Bala Fofana, « ce financement additionnel permettra de franchir une nouvelle étape avec l’extension des interventions vers Kédougou, l’aménagement de près de 300 kilomètres de pistes rurales, le développement des chaînes de valeur agricoles, etc. ».
Au nom de la Bm, Safiétou Djamil Guèye, experte en gouvernance et politiques de développement, a rappelé que « l’approbation de ce financement additionnel reflète la confiance de la Banque mondiale dans la trajectoire des réformes conduites par le Gouvernement du Sénégal, ainsi que dans la solidité du partenariat technique mis en place pour accélérer le développement durable de la Casamance ».
Gaustin DIATTA (Correspondant)

