L’Institut national du pétrole et du gaz (Inpg) a organisé, ce 17 juillet à Dakar, la cérémonie de remise de certificats à 14 techniciens et opérateurs formés dans le cadre d’un partenariat avec d’autres entités du secteur. L’événement a mis en lumière la stratégie du Sénégal consistant à faire du développement des compétences nationales le principal levier d’un contenu local durable dans l’industrie pétrolière et gazière.
Ce vendredi à Dakar, 14 techniciens et opérateurs de Modec (Mitsui Ocean Development & Engineering Company, une entreprise internationale d’ingénierie basée à Tokyo, au Japon) ont reçu leur certificat de fin de formation. Ils ont été formés par l’Institut national du pétrole et du gaz (Inpg), en partenariat avec Woodside Energy et Ifp Training.
Cette cohorte (8 opérateurs, 6 techniciens, dont 2 électriciens, 2 instrumentistes et 2 mécaniciens), va rejoindre les opérations du champ offshore de Sangomar. Durant plus de 8 mois, les bénéficiaires ont suivi un parcours alternant enseignements théoriques, travaux pratiques, évaluations continues et périodes d’immersion en entreprise. Des stages pratiques à la Société africaine de raffinage (Sar), à la Senelec ainsi qu’une phase de perfectionnement en France leur ont permis de confronter les acquis théoriques aux réalités du terrain.
Pour le directeur général de l’Inpg, Dr Fall Mbaye, cette formation illustre la volonté de l’État de bâtir une industrie pétrolière fondée sur l’expertise nationale. Il a insisté sur le fait que les compétences constituent le préalable indispensable au développement du contenu local.
Préparer les Sénégalais
Selon lui, « sans techniciens qualifiés, sans opérateurs certifiés, sans ingénieurs bien formés et sans superviseurs capables d’évoluer dans les environnements les plus exigeants, il ne peut y avoir de contenu local durable ». À ses yeux, former revient à investir dans la souveraineté nationale, à préparer les Sénégalaises et les Sénégalais à occuper les emplois générés par l’exploitation des ressources naturelles et à faire en sorte que les richesses produites profitent durablement à l’économie.
Représentant le Cos-Petrogaz, Rose Seynabou Ndong a souligné que le renforcement continu des compétences demeure l’un des principaux leviers de l’employabilité dans le secteur des hydrocarbures. Selon elle, cette initiative traduit l’ambition du Sénégal de faire du capital humain un moteur du développement de l’industrie extractive. Même conviction du côté de Woodside Energy. Sa représentante, Aïssatou Sy, a estimé que l’avenir de l’industrie énergétique sénégalaise dépend directement du développement des compétences nationales.
Le directeur général de Modec Sénégal, Malcolm Watson, a exprimé sa satisfaction devant la qualité de la formation reçue par cette première cohorte. Il a rappelé que son entreprise, chargée de l’exploitation du Fpso du projet Sangomar, est présente dans plusieurs pays producteurs de pétrole à travers le monde.
Au nom des récipiendaires, Aminata Sy, ingénieure géologue et désormais opératrice de production chez Modec, a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires ayant accompagné leur parcours. Revenant sur les stages réalisés au Sénégal et en France, elle a souligné que cette formation leur a permis d’acquérir les réflexes indispensables dans une industrie où la sécurité demeure une exigence absolue.
DAOUDA DIOUF

