Créé en 2019 avec une seule salle de classe de 35 élèves, le Collège d’enseignement moyen (Cem) de Santhiou Pire fait face aux défis habituels des établissements publics ruraux, bien qu’il frôle chaque année presque les 100% au Bfem. Situé dans la périphérie de Tivaouane, il ne dispose ni de mur de clôture ni de bloc administratif ou encore de bloc d’hygiène.
Bien qu’il frôle chaque année les 100% au Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), le Cem de Santhiou Pire fait face à de nombreuses difficultés. C’est en 2019 que l’aventure a commencé pour les pensionnaires de l’établissement situé dans la périphérie de la commune de Tivaouane. Faute d’infrastructures, l’établissement a été hébergé dès sa création à l’école élémentaire de la contrée. « Je remercie le Directeur qui nous a chaleureusement accueillis. Il a libéré une classe et nous avons monté un abri provisoire pour exister en tant que collège », se souvient le Principal de l’établissement, Kouly Mbaye.
Pendant plusieurs années, l’équipe administrative et pédagogique a travaillé sans bureau ni salles des professeurs. « On s’est dit qu’on devait servir, quelles que soient les conditions. Et nous avons fait le maximum », a-t-il souligné lors d’un entretien avec « Le Soleil ». Le déménagement sur le site actuel n’a été possible que grâce à l’intervention du Conseil départemental. Après la construction d’une première salle, d’autres ont suivi. M. Mbaye a saisi l’occasion pour lancer un appel aux autorités étatiques, territoriales et aux bonnes volontés pour venir en aide à leur établissement qui manque de tout.
« Le Cem de Santhiou Pire polarise des élèves de plusieurs villages environnants et la première difficulté reste le transport scolaire, source de retards récurrents. Sur le plan infrastructurel, l’absence de bloc administratif, de mur de clôture et l’insuffisance de toilettes restent des difficultés qui entravent le bon fonctionnement de notre collège », a fait savoir Kouly Mbaye, déplorant le fait que durant l’année scolaire, les élèves cohabitent avec les animaux qui divaguent dans la cour, faute de murs de clôture.
« Cela pose un sérieux problème de sécurité, car nous sommes sur ce site agropastoral », a alerté M. Mbaye, soulignant que le seul bloc d’hygiène existant a été réalisé avec l’aide du regroupement des femmes et des jeunes du village. Malgré ces conditions, le Principal de l’établissement salue la résilience des enseignants, de l’administration et des élèves. « Ils ont su transformer les faiblesses en opportunités », se félicite M. Mbaye.
Ibrahima NDIAYE (Correspondant)

