Consolider l’ancrage institutionnel du Modèle harmonisé d’eE (Mohebs), sécuriser son financement national et construire une adhésion sociale durable. C’est autour de ces leviers que le ministère de l’Éducation nationale et ses partenaires comptent mutualiser leurs forces dans le cadre du déploiement de la Stratégie nationale de plaidoyer (2026-2030) de ce programme qui associe l’usage des langues nationales au français dès le primaire.
Le Secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Papa Malick Ndao, a présidé, hier, à Diamniadio, l’atelier de validation institutionnelle de la stratégie nationale de plaidoyer du Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (Mohebs). Selon lui, loin d’être un aboutissement, cette validation marque au contraire le point de départ d’une nouvelle étape : celle de l’action, de la mobilisation et de la responsabilité collective.
D’après M. Ndao, cette stratégie nationale de plaidoyer s’articule sur trois points essentiels. Il s’agit de consolider l’ancrage institutionnel du Mohebs, de sécuriser son financement national et de construire une adhésion sociale durable autour du projet. « Cela appelle la mobilisation de toutes les forces vives de la nation et la construction d’un véritable élan national », a indiqué Papa Malick Ndao, tout en consolidant l’alliance multi-acteurs de plaidoyer.
Selon Dr Astou Fall, directrice des programmes à Speak up Africa, une organisation africaine de plaidoyer et de politiques publiques éducatives, partenaire stratégique du ministère, le défi réside désormais dans la pérennisation, la mise à l’échelle et l’ancrage durable. Elle a affirmé que leur organisme compte aux côtés de la Direction de l’enseignement élémentaire (Dee) positionner le Mohebs comme un investissement moteur de développement du capital humain ; soutenir le portage de la réforme au niveau décentralisé ; traduire les évidences et succès du projet en données accessibles pour un effort coordonné de plaidoyer au niveau régional.
Après l’étape de validation, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale estime que la responsabilité est désormais de transformer cette stratégie en actions concrètes, en engagements effectifs et en résultats visibles. « Des efforts sont entrepris dans le financement endogène du projet.
La directrice de l’Enseignement élémentaire et moi-même avons défendu lors de la conférence budgétaire, que le Mohebs puisse être financé par nos propres ressources et de manière progressive », a-t-il soutenu, préconisant la mise en place d’un dispositif de suivi et de capitalisation robuste pour mesurer régulièrement les progrès, documenter les résultats, identifier les difficultés et ajuster en conséquence les interventions.
Mohamed DIÈNE (Correspondant)

