À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin, universitaires, autorités administratives, partenaires et étudiants ont insisté sur la nécessité d’agir dès maintenant pour faire face aux défis environnementaux qui menacent les populations et les ressources naturelles.
Organisée par l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2026, a réuni universitaires, autorités administratives, partenaires au développement, organisations de la société civile et étudiants autour des enjeux liés au changement climatique. Placée sur le thème mondial de « l’Action climatique » et portée par le slogan « Maintenant pour le climat », cette édition a constitué un cadre de réflexion et d’échanges sur les stratégies d’adaptation et de résilience face aux effets croissants du dérèglement climatique.
À l’ouverture de la cérémonie, le directeur de l’Ise, Dr Elhadji Mamadou Sonko, a rappelé que la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque année depuis 1973, sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), demeure la plus grande plateforme mondiale de sensibilisation aux questions environnementales. Selon lui, le changement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité visible au quotidien à travers la hausse des températures, les sécheresses récurrentes, les inondations, l’érosion côtière, la salinisation des sols et la dégradation des ressources naturelles. « Ces phénomènes affectent nos moyens de subsistance, notre santé, notre sécurité alimentaire et l’avenir de nos enfants », a-t-il souligné.
Face à cette situation, il a estimé que les communautés doivent renforcer leurs capacités d’adaptation afin de réduire leur vulnérabilité aux chocs climatiques. Cela passe notamment par l’adoption de pratiques agricoles durables, la gestion rationnelle des ressources en eau, la protection des écosystèmes, le reboisement ainsi que le développement d’infrastructures capables de résister aux phénomènes climatiques extrêmes. Résister aux crises Le directeur de l’Ise a particulièrement insisté sur le rôle des populations locales dans la mise en œuvre des stratégies d’adaptation. Selon lui, leur connaissance du terrain, leur expérience et leur capacité d’innovation constituent des ressources précieuses pour élaborer des solutions efficaces et durables.
Abordant la question de la résilience, il a expliqué qu’elle ne se limite pas à la capacité de résister aux crises. Elle renvoie également à l’aptitude des communautés à se relever, à s’adapter et à sortir renforcées des difficultés. « Une communauté résiliente est une communauté solidaire, informée et engagée », a-t-il affirmé. Partenaire historique de l’Ise, la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs), représentée par Mouhamed Kassé, a réaffirmé son engagement en faveur des actions de préservation de l’environnement et du développement durable.
M. Kassé a salué le travail de sensibilisation et de formation accompli par l’Ise et insisté sur l’importance des partenariats entre les institutions universitaires, le secteur privé et les organisations citoyennes pour relever les défis environnementaux. Pour les différents intervenants, la lutte contre les effets du changement climatique exige une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les chercheurs, les entreprises et les citoyens. T
ous ont souligné la nécessité d’encourager les initiatives locales et de renforcer la coopération afin de construire des territoires plus sûrs, plus durables et plus résilients. La célébration de cette journée a été marquée par l’organisation de panels de haut niveau animés par des experts venus échanger sur les mécanismes d’adaptation au changement climatique, les stratégies de résilience communautaire et les solutions innovantes susceptibles d’être développées à l’échelle locale.
Le directeur de l’Ise a, enfin, invité les participants à faire leur le slogan retenu pour cette édition : « Climat en changement, communautés en action». Cette formule rappelle, selon lui, que l’avenir dépend de l’engagement collectif, de la responsabilité partagée et de la capacité des communautés à s’adapter aux défis climatiques de demain.
Amadou KEBE

