La commune de Jaxaay-Parcelles, dans le département de Keur Massar, est devenue l’une des localités les plus impactées par les inondations ces dernières années. Avec l’hivernage qui se profile à l’horizon, son maire, Abdoul Aziz Diané, attire l’attention des autorités sur les risques d’inondations. Il appelle à la poursuite des travaux de drainage, alternative à la stagnation des eaux.
Suite aux fortes inondations qu’ont connues Dakar et sa banlieue en 2005, le président de la République d’alors, Me Abdoulaye Wade, avait initié le plan « Jaxaay ». La localité, située entre Keur Massar et Rufisque, avec ses parcelles assainies, est choisie pour le relogement des sinistrés. Une solution durable contre les inondations était annoncée. Mais aujourd’hui, la situation est tout autre. Jaxaay-Parcelles est devenue un véritable réceptacle des eaux. Tout au long de l’année, certaines ruelles sont envahies par les eaux et des herbes sauvages.
Selon Abdoul Aziz Diané, maire de la commune, ce qui s’y passe est extrêmement difficile. D’après lui, Jaxaay-Parcelles est toujours frappée de plein fouet par les inondations qui, soutient-il, laissent des séquelles impactant négativement les populations, même en saison sèche. « Pratiquement, toutes les entrées de la commune sont impactées par les eaux stagnantes durant toute l’année. Des herbes sauvages poussent à tout bout de champ, occasionnant un décor très repoussant », a déploré l’édile au cours d’un échange avec le reporter du « Soleil ».
Il a dénoncé le mauvais système d’assainissement mis en place pour évacuer les eaux. À ses yeux, les parcelles dites assainies ne le sont pas en réalité, car « la nappe, toujours affleurante, est un véritable problème et les eaux stagnantes sont partout ».
Pour M. Diané, il est nécessaire de trouver des solutions durables et structurantes au profit des habitants qui sont souvent dans le désarroi. À son avis, la meilleure solution reste le rabattement (abaissement) de la nappe.
Toutefois, il a salué « les travaux entamés dans le cadre du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progdep2), mis en oeuvre par l’Agence de développement municipal (Adm) ». Il n’empêche, le maire a déploré la lenteur des travaux qui devraient débuter, cette année, bien avant la saison des pluies. « Des études poussées ont été menées, des marchés lancés et des entreprises désignées. Mais, nous attendons toujours le démarrage qui avait été annoncé pour le mois de mars 2026 », a renseigné Abdoul Aziz Diané. Il a rappelé que l’on est à la mi-mai alors que la saison des pluies peut démarrer en juin, avec son lot de désagréments chez les populations de sa collectivité.
En effet, la psychose est réelle et l’inquiétude grande chez les habitants de Jaxaay-Parcelles, qui risquent, d’après le maire, de vivre l’année 2026 dans des conditions extrêmement difficiles.
Il lance donc un appel aux autorités étatiques, pour que ces travaux qui relèvent d’une demande sociale forte puissent être déroulés au grand bonheur des populations de la localité.
Bada MBATHIE

