Les populations de Bouno veulent donner un nouveau souffle à la mangrove. Elles ont planté des propagules sur toute la rive du fleuve et bénéficié d’un offert un lot de matériel de nettoiement.
SEDHIOU- Sur la rive du fleuve Casamance, dans le village de Bouno, les jeunes sont en premier ligne. Tenant chacun une plante à la main, ils poursuivent le reverdissement de la mangrove. Depuis deux ans, les associations comme green Sédhiou travaille avec les communautés pour lutter contre le changement climatique que subit Bouno et environ.

« Nous avons acheté des camions de gravas que nous avons mis sur le long de la coté, afin d’atténuer l’avancée du fleuve Casamance. Mais ces solutions sont précaires, nous attendons encore l’appui des autorités pour vaincre le phénomène », plaide Ibou Dieye, président de l’association pour le développement durable de Bouno.
Dans la région de Sédhiou, plusieurs localités côtières sont fragilisées par l’avancée des eaux. Nous avons constaté que la production agricole ne marche pas. Le reboisement est donc un espoir pour nous les femmes qui travaillons les rizières », assure Coumba Diop, présidente du groupement des femmes de Bouno.
De son coté, Moussa Sadio estime que les mangroves sont très importantes alors que dans nos zones il y en a plus. Selon, ce membre des agents de protection des aires marines protégées, aujourd’hui, on ne peut plus parler de l’avancer de la mer sans parler de reboisement de la mangrove, c’est ce qui explique la mobilisation des populations, dit-il.
Ce reboisement de Bounou intervient après celui de Dibanar et Djirédji. Le reboisement des mangroves est essentiel pour la sauvegarde de l’écosystème, notre venu à Bouno est donc important, reconnait Mariama Diakhaté, maire au conseil communal des enfants.« Nous avons aussi doté aux populations du matériel tel que des râteaux, des bennes à ordre, des pelles », dit-elle.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


