La 13ᵉ édition du Grand Prix international Cheikh Ibrahima Niass pour le récital du Saint Coran a rendu hier son verdict. Le Libyen Mohamed Farad Elghahwadji a remporté la première place de cette prestigieuse compétition, empochant ainsi une enveloppe de 10 millions de francs CFA.
La cérémonie de clôture s’est tenue hier sur l’esplanade de la Grande Mosquée de Médina Baye, en présence de nombreuses autorités religieuses, administratives et d’une forte affluence de fidèles. Le lauréat libyen s’est distingué tout au long de la compétition par la qualité de sa mémorisation et la maîtrise de sa récitation du Saint Coran. Il devance le Centrafricain Bachir Mohamed Hassan, classé deuxième et récompensé par 5 millions de francs CFA, et le Sénégalais Mohamed Mahi Touré, troisième avec 3 millions de francs CFA. Le classement est complété par Ibrahima Seck, quatrième avec 2 millions de francs CFA, et Serigne Bassirou Dème, cinquième, qui reçoit 1 million de francs CFA. Au total, 21 millions de francs CFA ont été distribués aux cinq premiers. Les organisateurs ont également accordé une prime de 200 000 francs CFA à chacun des finalistes.
Cette année, 156 candidats issus de 36 pays ont pris part à cette compétition internationale devenue, au fil des années, un rendez-vous majeur du savoir islamique. Lancé en 2013, le concours ne cesse de gagner en envergure. L’édition 2026 a enregistré une forte participation internationale, avec 114 candidats étrangers contre 42 Sénégalais. Représentant l’inspecteur d’Académie de Kaolack, empêché, Moustapha Ndiaye a salué l’initiative. « C’est un rendez-vous du savoir d’une importance capitale. Il permet aux enfants de mieux connaître leur religion et d’acquérir des connaissances. L’Inspection d’Académie ne peut que s’en féliciter et vous encourager », a-t-il déclaré, plaidant également pour la modernisation des daaras et leur meilleure intégration dans le système éducatif. Cette 13ᵉ édition était dédiée à Cheikh Taher Othman Bauchi, éminent savant nigérian récemment rappelé à Dieu. Pour l’occasion, une forte délégation venue du Nigeria a pris part à la cérémonie. À travers cet hommage, les organisateurs ont voulu magnifier la contribution des érudits africains dans la transmission et la valorisation du Saint Coran.
Coordonnateur du Grand Prix, Cheikh Abdou Malick Niass s’est félicité du bon déroulement de l’événement. « Nous rendons grâce à Dieu et remercions toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette édition », a-t-il indiqué. Dressant un bilan positif depuis le lancement du concours en 2013, il a annoncé l’ambition de se doter d’un siège qui va abriter chaque année le concours. À cet effet, il informe qu’un site de 10 000 m² est déjà disponible à Médina Mbaba, à quelques encablures de Médina Baye.
Mamadou THIAM (Correspondant)

