En marge de la finale de la Coupe du maire de Koumpentoum, les élus locaux affiliés à la coalition Kiiray-Les Patriotes républicains ont appelé l’État à accélérer le désenclavement du département. Ils demandent notamment le bitumage des principaux axes reliant les communes à la Route nationale 1 (Rn1), afin de faciliter la mobilité des populations et l’évacuation des productions agricoles.
TAMBACOUNDA: Réunis autour du maire de Koumpentoum, Sidy Traoré, les élus locaux ont insisté sur l’urgence de renforcer le réseau routier départemental. Selon le maire de Kouthiaba wolof, Abdoulaye Ndao, l’enclavement constitue un frein majeur au développement de plusieurs communes. Il invite les autorités à trouver une solution à cette question. « Nous demandons au gouvernement de ne ménager aucun effort pour régler cette question du désenclavement. Du nord au sud, le département est enclavé. La quasi-totalité des communes ne disposent pratiquement pas de routes praticables », a-t-il déploré.
Cette situation affecte notamment l’accès aux services de santé et l’activité économique. Les communes de Kahène, Payar et Kouthiaba éprouvent des difficultés à acheminer leurs malades référés vers Koumpentoum. Dans ces zones à forte vocation agricole, l’état des routes complique également l’évacuation des productions vers les marchés.
A lire aussi : Le Mamacounda, miroir de Tambacounda
Pour Sidy Traoré, le département occupe pourtant une position stratégique, au cœur du Sénégal et sur le corridor de la RN1, axe routier international reliant le pays à plusieurs États de la sous-région. Il estime dès lors anormal que cette route nationale soit pratiquement la seule voie bitumée du département.
Le maire de Koumpentoum plaide ainsi pour la prise en charge du linéaire de 144 kilomètres reliant Koussanar, Méréto et Payar dans le cadre de la deuxième phase du Programme de connectivité des zones de production du Nord et du Centre.
Selon les élus, la réalisation de cet axe permettrait de rapprocher les bassins de production de la RN1 et de faciliter l’acheminement des récoltes. Ils préconisent également l’installation de magasins de stockage et d’unités de transformation le long du corridor. Ces infrastructures pourraient, selon eux, favoriser la valorisation des productions locales, créer des emplois pour les jeunes et contribuer à réduire l’émigration.
Boubacar Agna CAMARA (Correspondant)


