Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a plaidé mardi à Dakar pour une Afrique souveraine, forte de ses institutions et capable d’influencer les grandes orientations du monde contemporain.
S’exprimant lors de la clôture de la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), il a déclaré que « la souveraineté africaine n’est ni un slogan ni un repli », mais « une exigence politique, institutionnelle et économique ».
Devant les présidents de parlements, chefs de délégation et parlementaires francophones réunis dans la capitale sénégalaise, El Malick Ndiaye a estimé que cette souveraineté devait se construire à travers « la qualité des lois, la transparence de la gestion publique, la maîtrise des ressources et la solidité des institutions ».
« L’Afrique ne doit plus être seulement un espace convoité. Elle doit être un acteur qui pense, qui décide, qui propose et qui influence », a-t-il soutenu, insistant sur la responsabilité des parlements africains dans la consolidation de cette ambition continentale.
Le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal a également appelé à une diplomatie parlementaire plus structurée et plus opérationnelle face aux crises sécuritaires, aux tensions géopolitiques et aux défis économiques qui affectent plusieurs régions du continent.
Selon lui, les parlements africains doivent jouer un rôle central dans la préservation du dialogue, la prévention des conflits et la promotion de la stabilité institutionnelle.
Au cours de son allocution, El Malick Ndiaye a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la place des femmes et des jeunes dans les processus démocratiques, tout en plaidant pour des administrations parlementaires modernes et efficaces.
Il a par ailleurs réaffirmé la volonté de voir l’Assemblée parlementaire de la Francophonie évoluer vers une organisation « plus proche des réalités africaines », rappelant que l’Afrique constitue aujourd’hui « l’un des centres de gravité » de l’espace francophone.
La rencontre de Dakar a réuni plusieurs délégations parlementaires venues d’Afrique et de l’espace francophone autour des questions de gouvernance, de sécurité, de coopération interparlementaire et de souveraineté des États.
En marge de la clôture, les participants ont été invités à prendre part à une séquence culturelle comprenant notamment la visite de l’Île de Gorée et du Musée des Civilisations noires.
Salla GUEYE


