Le Gouvernement du Sénégal a exprimé jeudi sa « profonde préoccupation » après l’annonce, le 18 août, de nouvelles sanctions américaines visant des responsables de la Cour pénale internationale (Cpi), dont le Sénégalais Abdoulaye Seye, membre du Bureau du Procureur de la Cour et candidat présenté par le Sénégal à l’élection au poste de juge à ladite juridiction.
Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, le Gouvernement sénégalais a réaffirmé son attachement à la Cpi, qu’il considère comme « un pilier essentiel de la lutte contre l’impunité » et un instrument fondamental au service de la justice pénale internationale.
Le Sénégal rappelle avoir été le premier État à ratifier le Statut de Rome et se présente comme un fervent défenseur de la Cour pénale internationale.
Selon les autorités sénégalaises, toute mesure susceptible d’entraver l’indépendance, la sécurité ou l’exercice des fonctions des magistrats et personnels de la Cpi est de nature à fragiliser « l’intégrité et le bon fonctionnement de la justice pénale internationale ».
Le Gouvernement sénégalais a ainsi exprimé sa « pleine solidarité » à Abdoulaye Seye ainsi qu’aux autres responsables et personnels de la Cpi visés par ces mesures.
Il estime que l’exercice, en toute indépendance, de fonctions judiciaires au sein d’une juridiction internationale « ne saurait donner lieu à des pressions ou mesures susceptibles d’affecter l’accomplissement du mandat » confié à la Cour.
Le Sénégal a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au multilatéralisme, au respect du droit international et à l’indépendance de la justice internationale.
Dakar indique qu’il poursuivra ses concertations avec ses partenaires africains et internationaux afin de préserver l’intégrité, l’indépendance et le fonctionnement effectif de la Cpi.
Le Gouvernement sénégalais appelle enfin à privilégier « le dialogue, le respect mutuel et la coopération internationale », dans l’intérêt de la paix, de la justice et de la préservation de l’ordre juridique international.
Salla GUEYE

