La journée de restitution des acquis de la phase pilote de la campagne « Mes données, notre santé » a permis à l’association Cœur Rose de Diourbel d’inviter les parlementaires à adopter la loi sur la santé digitale. Les autorités sanitaires ont insisté sur les avantages de la digitalisation des données sanitaires du patient.
DIOURBEL – Les membres du collectif des volontaires humanistes Cœur Rose de Diourbel considère l’encadrement de la digitalisation des données sanitaires des patients comme une exigence dans un contexte marqué par des piratages et des attaques de plusieurs systèmes de conservation. C’est dans cette logique que s’inscrit leur plaidoyer pour l’adoption de la loi sur la santé digitale par les parlementaires. Ils ont réitéré ce souhait, hier, à l’occasion de leur journée de restitution des acquis et des réalisations de la phase pilote de la campagne « Mes données, notre santé ».
Le chargé de suivi et évaluation de l’association Cœur Rose de Diourbel, Moustapha Dieng, a indiqué que le texte législatif sur la santé digitale est le levier doit être le levier sur lequel l’Etat peut s’appuyer pour numériser intégralement les données du système sanitaire sénégalais. « Nous constatons que beaucoup de structures de santé ont mis leur propre système d’archivage des données mais ceci ne nous mène pas vers une harmonisation. Il nous faut un seul système interopérable entre les structures de santé pour pouvoir organiser et harmoniser la gestion du système de santé », a-t-il dit.
Le médecin chef du centre de santé de Diourbel, docteur Pape Moussa Mbaye Wade, souligné l’importance de la digitalisation des données sanitaires des malades. Selon lui, cette transformation numérique constitue un levier essentiel pour améliorer l’accessibilité et la qualité des soins à travers tout le territoire national. Il a également rassuré que le ministère de la Santé a entamé le travail l’harmonisation avec la création d’un dossier du patient unique et accessible à toutes les structures certifiées du Sénégal et les praticiens agrées. « La digitalisation permettra notamment d’assurer la sécurité et la confidentialité, de faciliter le transfert des dossiers pour mettre au malade de se consulter la même semaine par deux structures distancées et d’avoir une harmonie dans la prise en charge médicale », a-t-il constaté.
Oumar Bayo BA (Correspondant)


