La visite du patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), initialement prévue mardi en République démocratique du Congo (RDC), pays d’Afrique centrale durement frappé par une épidémie de maladie à virus Ebola, a été repoussée à jeudi, a-t-on appris mardi auprès de l’OMS.
La RDC a déclaré, le 15 mai, une épidémie de maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu’à 50 %. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
« Le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est attendu à Kinshasa le jeudi 28 mai 2026 en soirée », a indiqué le service de presse de l’antenne de l’organisation à Kinshasa.
Tedros Adhanom Ghebreyesus doit se rendre vendredi à Bunia, capitale de l’Ituri, province située dans le nord-est du pays et foyer de l’épidémie en cours.
À ce stade, 101 cas ont été confirmés en RDC, dont 10 décès, selon M. Tedros lors d’une réunion ministériielle en ligne organisée par l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) lundi.
« Mais nous savons que l’épidémie en RDC est bien plus importante », a-t-il poursuivi, les bilans faisant état de « plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects ».
Le virus est déjà présent dans trois provinces en RDC ainsi qu’en Ouganda voisin, où 7 cas, dont un décès, ont été confirmés par des tests.
Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années, avec une mortalité fluctuant entre 25 % et 90 %, selon l’OMS. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades entre 2018 et 2020.
Cette épidémie d’Ebola est la 17e dans le vaste pays de quelque 100 millions d’habitants.
La maladie provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse et reste redoutable, malgré de récents vaccins et traitements efficaces uniquement contre le virus Zaïre, à l’origine de la plupart des épidémies recensées par le passé.
AFP


