28 mai 2026 – 16:21 (UTC + 0)Un vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, responsable de la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, sera disponible cette année, a assuré jeudi le chef de l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).
En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas.
« Ce dont nous sommes certains, c’est que d’ici la fin de l’année 2026, l’Africa CDC s’assurera que nous disposons d’un vaccin et d’un médicament contre Bundibugyo », a assuré son chef Jean Kaseya lors d’un briefing en ligne avec la presse.
Plus de 1 077 cas suspects – dont 246 décès – ont été enregistrés jusqu’ici, a souligné le responsable dans un nouveau bilan.
L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale, mais l’ampleur réelle de l’épidémie n’est pas encore connue et les autorités sanitaires internationales estiment que les chiffres actuels sont probablement sous-estimés.
« Nous investissons aux niveaux technique et stratégique pour garantir la mise au point de ce vaccin », a souligné Jean Kaseya depuis Kinshasa. « Nous avons des candidats prometteurs », a-t-il ajouté.
M. Kaseya a indiqué avoir reçu la veille un message du ministère de la Santé russe assurant que la Russie avait déjà développé un vaccin.
Un membre de son équipe a précisé que ce sérum russe cible la souche Zaïre du virus, et que des discussions avec des chercheurs précisaient les raisons pour lesquelles Moscou estime que ce vaccin peut aussi être efficace contre la souche Bundibugyo.
L’épidémie a été déclarée le 15 mai en Ituri, province du nord-est de la RDC, pays qui compte plus de 100 millions d’habitants et figure parmi les nations les plus pauvres du monde.
Des cas ont depuis été enregistrés dans deux autres provinces de RDC (Nord et Sud-Kivu) ainsi qu’en Ouganda, pays voisin, où sept infections confirmées, dont une mortelle, ont été recensées.
L’Africa CDC a en outre ajouté la Somalie à la liste des onze pays désormais à risque d’être touchés par le virus, en plus de la RDC – épicentre de l’épidémie – et de l’Ouganda. Cette liste comprenait déjà le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie.
AFP


