Le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à travers la direction de la Famille, a organisé jeudi 16 juillet, à Dakar, un atelier de renforcement de capacités pour les acteurs qui interviennent sur les questions de handicap.
La session a ainsi permis aux sectoriels de se familiariser avec le langage des signes. Un important atelier s’est ouvert hier, à Dakar sur le thème :« renforcement des capacités des acteurs de prise en charge sur l’inclusion et le langage des signes ». Organisée par la direction de la Famille, l’activité a permis de sensibiliser et d’outiller les policiers, les acteurs de la justice et les prestataires de santé sur l’inclusion et le langage des signes.
Pour Cheikh Sadibou Diouf, ministre conseiller spécial du Président de la République en charge du handicap, une société inclusive et celle qui reconnaît les capacités de chacun, qui élimine les barrières à la participation et garantit l’égalité des chances. Pour lui, le langage des signes constitue un outil essentiel de communication et favorise l’accès à l’information, à l’éducation au service public et à la vie sociale des personnes sourdes et malentendantes. « Le langage des signes est le langage de la participation et de la citoyenneté, le langage de la dignité et de l’égalité, celui de l’inclusion et de la cohésion sociale. De son avis, chaque agent formé devient un pont entre l’administration et les personnes handicapées.
Dr Rokhaya Diakhaté, la directrice de la famille a rappelé que le Sénégal a fait des avancées significatives dans le domaine de la protection des droits des personnes handicapées. La directrice de la Famille a en outre informé que les résultats issus du cinquième recensement général de la population et de l’habitat de 2023 indiquent que le taux de prévalence du handicap et évalué à 7,3% au niveau national a connu une hausse en passant de 5,9% en 2013 à 7,3, notamment chez les femmes avec une prévalence actuelle de 7,16% contre 6,2 % chez les hommes.
́Toujours selon cette enquête, les régions de Ziguinchor et Saint-Louis enregistrent les taux les plus élevés du pays, ce qui d’après elle, constitue une urgence au plan médical, juridique, judiciaire, sécuritaire et psychosocial. « Cet atelier qui nous réunit aujourd’hui, dans ce cadre du projet karangué, (sécurité en français) ouvre une nouvelle page dans la politique nationale de promotion des droits, des femmes et des filles telles que définie par les politiques publiques du Sénégal en matière de handicap », a-t-elle souligné.
Aida Gueye Seydi du Bureau de Onu-Femmes-Sénégal, ces chiffres nous invitent à renforcer notre attention sur leur accès à l’information, aux services de santé à la justice, à l’accompagnement psychosociale pour éviter leur isolement social. «
Chaque femme, chaque fille, quelque soit sa situation de handicap, son âge, sa condition sociale doit pouvoir accéder à l’information à la prévention à la protection à la justice et la prise en charge de la vie à travers notre projet », a dit la représentante de Onu-Femme.
Djibril NDIAYE


