Le district sanitaire de Touba dans la Diourbel a accueilli, le dimanche 17 mai 2026, les activités marquant la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle. Représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le chef de la Division de lutte contre les maladies non transmissibles, Dr Malick Hann, a révélé que la prévalence de cette pathologie atteint 30 % dans la région de Diourbel.
Organisée à la sous-préfecture de Ndame, la cérémonie a réuni les différents acteurs du secteur de la santé de la zone sous la présidence de l’adjoint au préfet de Mbacké, Ciré Bâ. La ministre de la santé et de l’hygiène publique a été représentée par le chef de la division de lutte contre les maladies non transmissibles (MTN) , Dr Malick Hann. Prenant la parole, Dr Hann est revenu sur l’ampleur de l’hypertension artérielle au Sénégal. Selon lui, la prévalence nationale est estimée à 28 %, un taux inférieur à celui enregistré dans la région de Diourbel. «La prévalence au niveau de la région de Diourbel est de 30%», a-t-il indiqué.
Pour le responsable sanitaire, le choix porté sur Touba pour abriter cette journée se justifie par l’importance du phénomène dans cette partie du pays. Il a également évoqué plusieurs facteurs favorisant la maladie dans la zone. «Manger trop salé, manger trop sucré et manger trop gras, et aussi l’inactivité physique, ce sont des facteurs sur lesquels on peut sensibiliser», a-t-il expliqué. Il a par ailleurs regretté le non-respect du traitement par de nombreux patients souffrant d’hypertension.
À l’image de l’hypertension artérielle, les maladies chroniques demeurent, selon lui, les principales causes de décès au Sénégal. «53% des décès au Sénégal sont imputables aux maladies chroniques», dit-il. Dans cette dynamique, un programme baptisé « Aaru Ci MNT » (maladies non transmissibles) a été lancé dans la région de Diourbel en partenariat avec la Société sénégalaise de cardiologie. Ce projet prévoit des campagnes de sensibilisation communautaire ainsi que des sessions de formation destinées aux médecins, infirmiers et acteurs communautaires, notamment les Badienou Gokh.
Avant de terminer son intervention, Dr Malick Hann a salué les efforts du district sanitaire de Touba dans la lutte contre l’hypertension artérielle, particulièrement en matière de dépistage précoce. «Ils sont entrés au niveau des communautés pour aller faire le dépistage», a-t-il déclaré, tout en les encourageant à poursuivre cette dynamique.
Birane Diop, correspondant


