L’Initiative « classroom to care »/C2C a permis de former 330 enseignants à l’approche par compétence, 9848 professionnels de santé qualifiés et 8051 étudiants.
L’Ong Global communities/Intrahealth international, avec le soutien de l’entreprise pharmaceutique japonaise Takeda pharmaceutical company limitied, a ouvert, hier, mercredi 21 octobre, à Dakar, un forum régional sur les ressources humaines pour la santé en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre de deux jours (21 et 22 octobre) a servi de cadre de partage des résultats et des meilleures pratiques de l’initiative classroom to care (C2C).
Avec pour thème : « Des compétences d’aujourd’hui pour des systèmes de santé plus fort », l’Initiative « classroom to care » a permis de former 330 enseignants à l’approche par compétence (130 au Sénégal), 19 laboratoires de compétences mis en place (8 au Sénégal), 314 superviseurs encadreurs formés sur les outils de stage et à l’encadrement clinique (130 au Sénégal), 104 cours mis en ligne dans le cadre du e-learning, 9848 professionnels de santé qualifiés et 8051 étudiants bénéficiaires.
Selon la conseillère technique n° 1 du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Pr Aïda Kanouté, le projet C2C, qui a démarré en 2022, a permis, à ce jour, après 5 années de mise en œuvre dans trois pays (Sénégal, Mali et Niger), le renforcement de 12 écoles partenaires, l’accréditation de 8 établissements de formation (1 école habilitée à Saint-Louis) et la mise en place de 12 laboratoires de compétences et de 3 laboratoires de référence.
D’après elle, le projet a également permis le développement d’une plateforme numérique d’apprentissage, le renforcement des capacités des enseignants et encadreurs cliniques, la promotion de l’équité, de la diversité et de l’inclusion. « Ces acquis remarquables méritent d’être célébrés et diffusés, car ils constituent une avancée significative pour la formation des infirmiers et des sages-femmes et pour la qualité des soins dans notre région qui est confrontée à des défis majeurs en matière de ressources humaines pour la santé : disponibilité insuffisante, qualité inégale, difficulté d’harmonisation des formations et intégration limitée des innovations pédagogiques », a soutenu Mme Kanouté.
Ces contraintes appellent, à son avis, des réponses politiques et concertées. Pour concrétiser cette ambition, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a engagé, dit-elle, des réformes structurelles à travers la Stratégie nationale de transformation du système de santé 2025-2028, laquelle repose sur cinq orientations stratégiques, dont la quatrième est le développement de l’offre de soins de qualité.
Le Dr N’da Konan Michel Yao, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a indiqué que les acquis montrent qu’en mutualisant les expertises, en renforçant les institutions nationales et en investissant dans la qualité, les partenaires et l’État du Sénégal peuvent faire évoluer durablement la formation des professionnels de santé.
Serigne Mansour Sy CISSÉ

