Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a lancé, le mercredi 12 août 2026, le Guide national pour la sécurité des patients. Ce nouvel outil a pour but de renforcer la gestion des risques, mais aussi la qualité et la sécurité des soins dans les établissements sanitaires.
Placer le patient au centre du système de santé. Tel est l’objectif visé à travers le Guide national pour la sécurité des patients lancé, le mercredi 12 août 2026, par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Pour le Dr Fallou Niang, directeur général des Établissements de santé, cette orientation doit guider l’ensemble des politiques et des pratiques sanitaires.
« Tout ce que nous faisons est pour les patients. Ce sont eux qui doivent juger de la qualité de nos politiques publiques de santé », a-t-il déclaré. Le responsable présente cet instrument comme une traduction concrète de cette ambition.
« Ce guide témoigne de l’ambition de notre ministère. C’est un outil important pour le renforcement de la gestion des risques et la qualité des services de soins », a-t-il souligné. La sécurité des patients passe toutefois par un changement dans les pratiques et dans les rapports entre les différents acteurs du système de santé.
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Le Dr Niang appelle ainsi à installer une culture fondée sur la confiance, notamment dans le signalement et la gestion des risques. « Nous devons favoriser une culture fondée sur une approche de confiance », a-t-il indiqué. Cette démarche suppose, à son avis, que les incidents et les risques puissent être identifiés, signalés et analysés afin d’en tirer des enseignements.
Dans sa présentation, Salimata Niang, coordonnatrice du Guide national pour la sécurité des patients, a mis l’accent sur les mécanismes permettant d’identifier et de surveiller ces risques. Elle est revenue particulièrement sur les différents systèmes de vigilance, parmi lesquels la pharmacovigilance. Celle-ci permet de recueillir et d’analyser les informations relatives aux effets indésirables des médicaments ; ce qui va contribuer à leur prévention.
Les mécanismes de veille de ces dispositifs ont été aussi abordés. Mme Niang a indiqué que leur rôle est de permettre aux professionnels et aux structures sanitaires de détecter les situations à risque, de faire remonter les informations et de prendre les mesures appropriées. À travers ces dispositifs, le guide encourage une approche préventive de la sécurité des patients.
Il ne s’agit pas d’attendre qu’un incident survienne pour agir, mais de renforcer la surveillance, le signalement et l’analyse des risques. Cette organisation repose sur la participation de l’ensemble des acteurs du système de santé.
Professionnels, responsables d’établissements et autres parties prenantes sont appelés à s’approprier le guide et à intégrer ses orientations dans leurs pratiques. Pour le directeur général des Établissements de santé, cette appropriation doit contribuer à une « souveraineté sanitaire basée sur la qualité et la sécurité des soins, ainsi que sur l’hygiène hospitalière ».
Amadou KÉBÉ

