Les populations de Saré Lao, dans la commune de Niagha (région de Sédhiou), disposent désormais d’un poste de santé moderne. La cérémonie d’inauguration, présidée ce mardi 28 juilleet 2026 par le Dr Ndeye Marième Samb, Coordonnateur national du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et territoires frontaliers (PUMA), marque l’aboutissement d’un chantier de huit mois pour une infrastructure d’une valeur de 156 millions de FCFA.
Situé à seulement 100 mètres de la frontière avec la Guinée-Bissau, le village de Saré Lao souffrait d’un déficit criant en infrastructures sanitaires. Selon le communiqué officiel, la zone comptait « presque un seul poste de santé » pour près de « 18 000 habitants », une situation qui pesait lourdement sur l’accès aux soins dans cette localité qualifiée d’« enclavée frontalière de la Guinée-Bissau ».
Le nouveau poste de santé ambitionne justement de « renforcer l’offre de soins dans cette localité enclavée ».
Un plateau technique complet
L’infrastructure inaugurée ce mardi ne se limite pas à un simple dispensaire. Le communiqué précise qu’elle comprend :
– un dispensaire moderne,
– une maternité,
– un logement pour l’Infirmier Chef de Poste (ICP),
– un logement pour la sage-femme,
– des aménagements extérieurs : clôture, allées piétonnes et mini-forage.
Fait notable pour une structure de ce niveau, le poste est « entièrement équipé et dispose d’un appareil échographique », un atout technique qui devrait faciliter le suivi des grossesses et réduire les évacuations vers des centres plus éloignés.
Une portée transfrontalière
Le projet, entièrement financé par l’État du Sénégal à travers le PUMA, dépasse le seul cadre national. De par sa position géographique, à la lisière immédiate de la Guinée-Bissau, l’établissement est appelé à bénéficier autant aux Sénégalais qu’à leurs « voisins Bissau-Guinéens », renforçant ainsi la coopération sanitaire de proximité entre les deux pays.
À l’occasion de la cérémonie, les habitants de Saré Lao ont exprimé leur reconnaissance. Le communiqué rapporte qu’ils ont « félicité massivement les plus hautes autorités de l’État pour cet investissement important », saluant un geste perçu comme une réponse concrète à des années d’attente en matière d’infrastructures sanitaires de base.
O.B.N


