Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, révèle, qu’en 2024, 5.231 accidents de la route ont été enregistrés, causant 8.571 blessés et 695 décès. Sur les cas répertoriés, 70 % sont liés à des déplacements professionnels.
RUfisque – Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a présidé, hier, à Diamniadio, le lancement de la 2e édition des journées sécurité routière en entreprise (du 12 au 16 mai 2025), placées sur le thème : Addictions et risques routiers. Il a jugé accablants les chiffres des accidents enregistrés l’année dernière et leur impact sur la vie socio-économique. «En 2024, 5.231 accidents de la route ont été enregistrés, causant 8.571 blessés et 695 décès», révèle le ministre. Selon lui, ces chiffres macabres ne doivent pas laisser indifférent. Comme, il le souligne, au-delà des statistiques, chaque accident est un drame humain et une souffrance partagée. Face à ce fléau, Yankoba Diémé, qui fait de la sécurité routière son cheval de bataille, pointe du doigt la responsabilité collective et celle individuelle.
Selon lui, elle doit devenir une priorité partagée, un devoir pour chacun d’entre nous. «Investir dans la sécurité routière, c’est aussi investir dans la préservation des vies humaines, des professionnels en particulier puisqu’ils paient le plus lourd tribut au regard des chiffres où 70 % des accidents sont liés à des déplacements professionnels», estime-t-il. Le ministère ambitionne de réduire de 50 % le nombre de morts et de blessés sur nos routes, d’ici 2030. Pour ce faire, Yankoba Diémé compte sur l’application des mesures issues des états généraux des transports publics. Pour ce qui est de la sécurité des personnes, cinq mesures sont relevées, dont le renforcement des contrôles et de la formation des conducteurs. En ce qui concerne la sécurité des véhicules, le ministre en identifie quatre mesures telles que la généralisation du concept de vérification avant départ (Vad) et le contrôle technique renforcé, voire remodelé. Outre ces mesures, le ministre y greffe huit autres dans le cadre de l’amélioration de la sécurité, notamment le financement régulier et efficient de l’entretien du réseau routier et la lutte contre le vandalisme des équipements routiers.
Mohamed DIENE (Rufisque, Correspondant)

