Le ministère de l’Industrie et du Commerce tire la sonnette d’alarme face à la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement et commercialisés dans les marchés, points de vente et circuits de distribution informels. Dans un communiqué publié ce samedi, le département ministériel met en garde contre les dangers que représentent ces produits pour la santé des consommateurs.
Selon le ministère, ces produits sont fabriqués en dehors de tout cadre réglementaire et peuvent présenter de graves risques de contamination microbiologique, notamment par des bactéries, des parasites ou des virus. À cela s’ajoutent des conditions d’emballage et de stockage insalubres, l’utilisation d’eau non traitée ou de matières premières non conformes, ainsi que l’absence de toute traçabilité concernant leur origine, leur date de fabrication ou leur fabricant.
Les autorités préviennent que la consommation de ces sachets d’eau et de boissons peut provoquer des troubles digestifs sévères, des toxi-infections alimentaires et des maladies hydriques telles que les diarrhées aiguës, la typhoïde ou le choléra. Les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables sont particulièrement exposés.
Face à cette situation, le ministère recommande aux consommateurs de privilégier les produits scellés, correctement étiquetés et issus de marques identifiables. Il les invite également à vérifier la présence des informations obligatoires sur les emballages, notamment le nom du fabricant, ses coordonnées, le numéro de lot, les dates de production et de péremption, ainsi que l’autorisation de la Food Registration Authority (FRA). Il conseille en outre d’éviter les produits dont la provenance est douteuse et de signaler tout point de vente ou produit suspect aux services compétents, notamment la Direction du Commerce intérieur, les services d’hygiène, les collectivités territoriales ou les forces de l’ordre.
Le communiqué rappelle que les personnes impliquées dans la production, l’emballage, le stockage ou la distribution de ces produits s’exposent aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur, pouvant aller de la saisie et de la destruction des produits à la fermeture des sites concernés, en passant par des amendes et des poursuites judiciaires.
Le ministère annonce enfin le renforcement des opérations de contrôle sur l’ensemble du territoire national. Ces interventions cibleront les sites de production, les marchés, les dépôts, les commerces et les circuits informels afin de retirer du marché les produits non conformes et de sanctionner les responsables.
« La protection de la santé des citoyens est une priorité absolue », souligne le ministère, qui appelle à la vigilance et à la collaboration de tous pour mettre fin à ce phénomène.
Salla GUEYE


