La commission d’assainissement du grand Magal de Touba, en collaboration avec les services de l’État et les disciples, notamment les « Baye Fall », a engagé, comme à chaque approche de l’évènement, les opérations de nettoiement. L’objectif est d’offrir aux millions de pèlerins un cadre propre et accueillant.
Les autorités de Touba tiennent à la salubrité de la cité religieuse à l’occasion du grand Magal de Touba. À chaque édition, la ville de Cheikh Ahmadou Bamba est nettoyée dans toutes ses artères pour accueillir dignement les millions de fidèles. Pour l’édition 2026, les opérations de salubrité dites « Set-Setal » sont lancées le vendredi 17 juillet 2026. À la tête de la commission d’assainissement du comité d’organisation du grand Magal, Cheikh Abdou Latif Mbacké détaille le déroulement des opérations de nettoiement. « Chaque année, nous tenons des réunions hebdomadaires pour coordonner nos actions. Des émissaires sont également envoyés auprès de chaque famille religieuse de la cité et les villages environnants pour les impliquer », explique-t-il.
Sur le terrain, explique-t-il, Touba est découpée en quatre zones d’opérations de nettoyage. Chacune est gérée par un responsable chargé de superviser les travaux et la sensibilisation des riverains. Les zones prioritaires sont le marché Ocass, les alentours de la grande mosquée, les axes routiers principaux à savoir la route de Darou Mousty, la Corniche etc. Devant l’extension rapide de la ville, le défi est immense. « Le travail n’est pas facile, car Touba s’agrandit de jour en jour, mais avec la détermination, nous y arriverons », confie Serigne Abdou Latif Mbacké.
Dans cette perspective, la commission s’appuie surtout sur « les Baye Fall ». « Très actifs et engagés, ils font preuve d’un dévouement exemplaire sur le terrain, en étroite collaboration avec les populations » renseigne le religieux. Serigne Abdou Latif salue également l’accompagnement de l’État via la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged,) l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et le Service national de l’hygiène qui fournit un appui logistique précieux.
Mais il faudra faire aussi avec une nouvelle donne : l’hivernage et son lot de désagréments. « De nombreuses populations vivent, malheureusement, sur des nappes affleurantes ou d’anciens lacs. Il faut donc beaucoup de courage pour maintenir propre une ville confrontée à de tels obstacles », déclare Serigne Abdou Latif Mbacké. D’où son insistance sur la prévention. « Chaque fidèle doit veiller à la salubrité des lieux. Et comme j’aime à le rappeler, il vaut mieux ne pas salir que de devoir nettoyer », lance-t-il, à l’endroit des fidèles.
Par Souleymane WANE et Fatou SY

