Face à la dégradation de l’environnement, les acteurs multiplient les initiatives. Ils ont organisé, ce week-end, des opérations de reboisement tout en menant un plaidoyer pour l’amélioration du cadre environnemental scolaire.
La région de Sédhiou est de plus en plus confrontée à des vagues de chaleur. Ce phénomène s’est, de l’avis de nombreux autochtones, intensifié depuis l’abattage des caïlcédrats qui bordaient autrefois les rues de la ville.
« Ces épisodes de forte chaleur se traduisent par des températures qui dépassent le seuil de confort thermique en milieu scolaire », a relevé Seynabou Cissé, membre de l’association Green Sédhiou, qui œuvre pour la protection de l’environnement dans cette région, lors d’une journée de reboisement et de plaidoyer organisée ce week-end au CEM 3.
Seynabou Cissé a ajouté que les salles de classe construites sans ventilation croisée ni dispositif de rafraîchissement passif deviennent « des espaces à fort stress thermique ». Ces lieux d’apprentissage, a-t-elle précisé, atteignent, pendant la saison sèche, des températures supérieures à 30 °C. Une situation qui entraîne une baisse des capacités cognitives et de l’attention, tout en augmentant le risque d’erreurs chez les élèves.
Toutefois, ces effets climatiques peuvent être atténués grâce à des initiatives telles que le reboisement des cours d’école, la création de jardins scolaires et l’aménagement d’espaces ombragés, susceptibles de réduire les températures ambiantes de 2 °C.
Cette activité a été présidée par Diadia Dia, gouverneur de la région. Il a, de son côté, plaidé pour le renforcement de la résilience des communautés face aux menaces climatiques et sanitaires. Il a invité les acteurs de l’environnement à étendre ce projet pilote à d’autres établissements scolaires.
« Le changement climatique est une réalité. L’environnement se dégrade de plus en plus », a déclaré Philippe Corréa, coordonnateur du projet « Seneya », une initiative menée par l’ONG Solthis dans la région de Sédhiou.
En choisissant le CEM 3, les acteurs ont voulu faire passer un message essentiel dans la lutte contre ce fléau mondial. Dans cette dynamique, l’association Green Sédhiou propose la mise en place d’un programme national de refuges climatiques scolaires afin de réduire l’exposition des élèves aux fortes chaleurs et d’améliorer leur cadre d’apprentissage.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


