Le Conseil départemental de Kaolack a procédé, samedi dernier, à la signature d’une charte axée sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) avec les instituts de formation professionnelle basés dans la ville. Selon son président, Ahmed Youssouf Benjelloun, cette initiative vise à promouvoir un accès équitable des jeunes à une formation professionnelle de qualité.
À travers ce partenariat, les établissements signataires s’engagent à dispenser des formations conformes aux référentiels pédagogiques nationaux et à garantir l’égalité de traitement entre les étudiants orientés dans le cadre du programme RSE et les autres apprenants. «La RSE est avant tout une question de volonté. Nous avons rencontré l’ensemble des instituts de formation de Kaolack pour leur présenter notre projet et ils ont presque tous adhéré à cette vision. Nous invitons également les entreprises à intégrer davantage les dimensions sociales et environnementales dans leurs actions », a indiqué Ibrahima Ka, conseiller en RSE du président du Conseil départemental. La convention prévoit également que les instituts floquent sur les tenues des étudiants le logo et l’acronyme du Conseil départemental. Il est clairement stipulé qu’aucun frais supplémentaire ne sera exigé des bénéficiaires pris en charge dans le cadre de la RSE, en dehors des charges internes plafonnées à 100 000 francs CFA, payables par tranches selon un échéancier négocié avec l’étudiant.
En contrepartie, le Conseil départemental prend en charge une partie des frais de formation des apprenants bénéficiaires, dans la limite des charges internes. Le partenariat prévoit également une visibilité institutionnelle accrue pour les établissements signataires. Enfin, le Conseil départemental ambitionne de créer, à terme, un écosystème local favorable à l’insertion professionnelle, en facilitant le lien entre formation et emploi. Pour le président du Conseil départemental de Kaolack, « investir dans la jeunesse, c’est investir dans la stabilité, la prospérité et l’avenir de notre pays ». Il s’est félicité de la forte adhésion des chefs d’établissement, qu’il considère comme un signe de leur engagement et de leur sens élevé des responsabilités. Pour cette première phase, la durée du partenariat est fixée à un an, renouvelable. Les enseignements débuteront au mois de mars prochain et concernent, dans un premier temps, les filières dites courtes, malgré une forte demande. « Les perspectives sont prometteuses. L’année prochaine, nous comptons élargir le programme à toutes les filières », a précisé Ahmed Youssouf Benjelloun, réaffirmant ainsi la volonté de l’institution d’accompagner toutes les initiatives en faveur de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
Mamadou THIAM


