Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a insisté sur le rôle central de la cybersécurité dans la transformation numérique du secteur éducatif, la qualifiant d’« impératif stratégique » face à la montée des cybermenaces.
S’exprimant jeudi lors d’une rencontre consacrée à l’évaluation du niveau de maturité en cybersécurité des infrastructures d’information critiques, à l’initiative du Centre des réseaux et systèmes d’information de son département, il a souligné que la cybersécurité ne saurait plus être perçue comme une simple exigence technique.
Selon lui, la digitalisation en cours dans l’enseignement supérieur touche désormais l’ensemble des domaines, notamment la pédagogie, la recherche, l’administration, l’action sociale et la gestion financière. Une dynamique qui renforce, a-t-il relevé, le positionnement du Sénégal dans les classements internationaux en matière de gouvernance des données et de performance numérique.
Toutefois, cette transformation s’accompagne d’une exposition accrue aux cyberattaques. Les infrastructures numériques du secteur hébergent en effet des données sensibles concernant les étudiants, le personnel et les activités académiques.
Dans ce contexte, Daouda Ngom a plaidé pour la mise en place d’une stratégie globale fondée sur la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la sécurité des données, tout en appelant à une évaluation continue du niveau de maturité en cybersécurité.
Il a également insisté sur la nécessité d’une approche concertée, basée sur la mutualisation des ressources, le partage des expertises et le renforcement de l’interopérabilité entre les structures.


