TAMBACOUNDA: Un pas important vient d’être franchi dans la coopération transfrontalière entre le Sénégal et le Mali. Un atelier tenu, hier, à Tambacounda a marqué le démarrage officiel du processus de mise en place du Groupement local de coopération transfrontalière (Glct) « Bakel–Ambidédi–Sadiola », avec l’installation du Comité interrégional de pilotage (Cip).
La rencontre a réuni des autorités administratives et des services techniques des deux pays, dont un représentant du gouverneur de la région de Kayes. Le Cip regroupe notamment les gouverneurs de Tambacounda et de Kayes, ainsi que les présidents des conseils départementaux de Bakel et d’Ambidédi.
Présidant la cérémonie, le gouverneur de Tambacounda, Guédji Diouf, a insisté sur l’importance stratégique de cette instance. Le Cip aura pour mission de coordonner, orienter et superviser les actions de coopération transfrontalière. Il sera également chargé de mettre en place la Commission technique mixte (Ctm), organe opérationnel dédié au suivi et à l’évaluation des activités sur le terrain.
Selon M. Diouf, cette initiative traduit une volonté commune des deux pays de passer d’une coopération de principe à une collaboration structurée, efficace et tournée vers des résultats concrets au profit des populations locales.
Parallèlement, d’autres projets de coopération sont en cours, notamment un Glct impliquant Koundara, Vélingara et Salémata, ainsi qu’un partenariat tripartite entre le Sénégal, la Guinée et le Mali.
Ces différentes initiatives s’inscrivent dans le cadre du programme « Renforcement de la résilience dans les zones frontalières » (Rézo). Déployé dans plusieurs localités frontalières, dont Bakel, Vélingara et Salémata, ce programme est financé à hauteur de 24,7 milliards de FCFA par l’Union européenne et l’Allemagne, à travers le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Mis en œuvre par la GIZ pour une durée de quatre ans, le programme Rézo ambitionne d’améliorer les conditions de vie dans 64 communes frontalières au Sénégal, au Mali et en Guinée. Il vise notamment à faciliter l’accès à l’eau et à l’énergie pour près de deux millions de personnes, tout en soutenant les revenus d’environ 40 000 bénéficiaires.
Boubacar Agna CAMARA (Correspondant)


