Invité du premier numéro des « Après-midi du Synpics/section Soleil », le vendredi 17 juillet 2026, le ministre de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les institutions, Mamadou Lamine Dianté, a dressé le bilan de la première année du Pacte de stabilité sociale. S’il salue des avancées, il reconnaît que le climat social demeure marqué par des tensions.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a dressé, vendredi, au siège du Soleil, le bilan de la première année de mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (Pnss-Cid).
Invité du premier numéro des « Après-midi du Synpics », une initiative de la section Synpics du Soleil, il a reconnu que, « malgré des avancées, le climat social reste tendu », notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Face aux journalistes, le ministre est revenu sur les acquis et les limites du Pnss, tout en évoquant les perspectives de réforme du dialogue social.
Selon lui, une confusion persiste entre les revendications sectorielles portées par les syndicats de branche et les revendications transversales défendues par les centrales syndicales. « Malgré les avancées, le climat social reste tendu, notamment dans l’éducation avec le G7 et dans la santé », a-t-il constaté.
Il a relevé que la trêve sociale de trois ans prévue par le Pacte n’a pas produit les effets attendus, comme l’a illustré la grève générale du 10 juillet dernier. Cette situation, a-t-il indiqué, conduit le gouvernement à envisager une réforme du Code du travail. Ce, afin de mieux encadrer l’exercice du droit de grève et d’en limiter les conséquences sur l’activité économique.
Dans cette dynamique, il a annoncé l’organisation prochaine d’élections de représentativité syndicale dans le secteur de la santé, à l’image de celles déjà tenues dans l’éducation, afin d’identifier les interlocuteurs légitimes du gouvernement. Abordant la restructuration de La Poste, Mamadou Lamine Dianté a indiqué que 290 protocoles de départ négociés ont déjà été finalisés.
Accompagner la mutation Sur le plan économique, il a rappelé les efforts consentis par l’État pour apurer la dette intérieure. À cet effet, il a indiqué que 500 milliards de FCfa ont été inscrits dans la Loi de finances rectificative (Lfr) de 2026, tandis que 300 milliards de FCfa sont prévus dans la Loi de finances initiale (Lfi) de 2026. Le ministre a également présenté plusieurs mesures sociales et de renforcement des effectifs dans les services publics.
Il a notamment annoncé la généralisation de l’indemnité de logement, représentant un effort budgétaire de 16 milliards de FCfa, ainsi que l’inscription de 5 milliards de FCfa dans la Lfr pour la prise en charge des contractuels de la santé d’ici à la fin de l’année 2026. Dans le secteur de l’éducation, il a fait savoir que 2.000 enseignants ont été recrutés en 2025 et 2 527 autres le seront en 2026.
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« L’enseignement supérieur bénéficiera, pour sa part, du recrutement de 500 enseignants-chercheurs. Dans le domaine de la santé, le recrutement de 2500 agents est annoncé comme imminent, même si les besoins sont estimés à 7500 », a révélé le ministre, annonçant que les arriérés dus à la Croix-Rouge ont également été apurés.
Concernant le secteur de la justice, le ministre a fait état de la signature d’un protocole portant sur le reclassement des greffiers de la hiérarchie B2 vers A2. Cette mesure, selon lui, prévoit des avancements administratifs automatiques ou au choix afin de corriger les longues périodes de stagnation dans les carrières et d’améliorer les perspectives salariales des agents concernés.
Ouvrant la rencontre, le secrétaire général du « Synpics-Le Soleil », Souleymane Diam Sy, a plaidé pour une revalorisation significative de la dotation allouée au service public de l’information. Selon lui, cette augmentation est indispensable pour accompagner la mutation éditoriale et technologique des médias publics, consolider leur indépendance et leur permettre de poursuivre leur mission d’information avec professionnalisme, rigueur et excellence.
« La mutation éditoriale et technologique ne peut reposer uniquement sur le sacrifice et le patriotisme des équipes. Elle exige des moyens à la hauteur des ambitions fixées », a-t-il soutenu.
Aliou DIOUF

