Le bilan de la grève générale observée, le vendredi 10 juillet 2026, par le Front syndical pour la défense du travail est diversement apprécié. Alors que les syndicalistes réclament une mobilisation de 80 %, le ministère de la Fonction publique parle d’un faible taux de participation.
Le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) a observé, hier, son mot d’ordre de grève générale pour réclamer la satisfaction de sa plateforme revendicative. À l’issue de cette journée de mobilisation, ses appréciations et celles du gouvernement divergent sur le niveau de participation des travailleurs. Joint par téléphone, Mody Guiro, porte-parole du Fsdt, s’est félicité de l’adhésion des travailleurs affiliés aux différentes centrales syndicales membres.
Selon lui, le mouvement a été largement suivi à travers le pays. « Nous sommes très satisfaits. Le mot d’ordre a été suivi à hauteur de 80 %. Nous saluons tous les camarades qui ont répondu à l’appel des centrales syndicales membres du Front. Cette mobilisation traduit la détermination des travailleurs à poursuivre la lutte pour la prise en charge de leurs revendications », a-t-il déclaré.
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Le responsable syndical a indiqué qu’ils sont en train d’évaluer l’impact du mouvement avant de décider de la suite à donner au plan d’actions. « Nous sommes en phase d’évaluation. Si aucune avancée n’est enregistrée, nous mettrons en place un nouveau plan d’actions. Nous restons déterminés à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de nos doléances », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public présente une lecture différente de la situation. Dans son bulletin d’information, il fait état d’un faible taux de participation à la grève, y compris dans plusieurs entreprises où les organisations syndicales sont traditionnellement bien implantées. Selon le document, les arrêts de travail n’ont été constatés que dans cinq entreprises : Dakar Dem Dikk, Nestlé, Patisen, Sempos (Dockers) et Tosla.
Le ministère souligne, par ailleurs, que les activités se sont poursuivies normalement dans la majorité des autres structures. S’agissant du secteur de la justice, les autorités indiquent que les services ont fonctionné normalement à Dakar, avec un taux de présence de 100 %, traduisant, selon le ministère, une continuité du service public, malgré le mot d’ordre de grève.
En effet, lors de son face-à-face avec la presse, le 9 juillet dernier, veille du démarrage de la grève générale, le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté, avait réitéré l’ouverture du gouvernement au dialogue et sa disponibilité à prendre en charge les préoccupations des partenaires sociaux.
Aliou DIOUF

