Un atelier sur l’inclusion civique au profit des jeunes et des femmes s’est tenu, le jeudi 4 décembre, à Dakar. Organisé par l’Ong Démocratie-Droits humains et Développement (3D), en partenariat avec l’Institut für Auslandsbeziehungen (Ifa), cette rencontre permet aux cibles d’acquérir des connaissances sur leurs droits civiques.
Depuis son accession à l’indépendance en 1960, le Sénégal a su préserver une tradition de transitions politiques. Ces acquis constituent un socle fondamental pour la consolidation de la démocratie. C’est dans cette dynamique que l’Ong Démocratie-Droits humains et Développement (3D), en partenariat avec l’Institut für Auslandsbeziehungen (Ifa), a organisé, le jeudi 4 décembre, un atelier sur l’inclusion civique qui s’inscrit comme une intervention stratégique visant à outiller les jeunes et les femmes pour qu’ils deviennent des acteurs clés du changement démocratique. Une centaine de participants issus de différentes instances politiques, estudiantines, du secteur informel, entre autres, y ont pris part.
La rencontre s’est appuyée sur les recommandations issues de la tenue des cafés-débats qui ont mis en avant la nécessité de renforcer la participation des jeunes et des femmes dans les instances de décision et de créer des espaces de dialogue avec les institutions. Elle vise aussi à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion politique, tout en impliquant les jeunes dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques.
Selon le directeur administratif de l’Ong 3D, Cheikh Tidiane Cissé, cet atelier est organisé dans le cadre d’un programme de renforcement de la démocratie et de promotion de la cohésion et de la paix. « Au sortir des élections présidentielles de 2024, l’Ong 3D avec de nombreux acteurs de la société civile a relevé des problèmes liés à la participation des jeunes et des femmes dans les instances de décision et dans l’espace démocratique », a-t-il expliqué. Cette dynamique, a-t-il ajouté, promeut la cohésion sociale et la démocratie participative. « Certes, des efforts sont notés à travers la loi sur la parité mais, force est de constater que celle-ci ne garantit pas une pleine participation des femmes dans les instances de décision. Idem pour les jeunes dont les facteurs culturels bloquent aussi leur participation », a souligné M. Cissé.
À son avis, l’atelier permettra de diagnostiquer les blocages, d’analyser les facteurs et d’identifier les contraintes et défis à relever.
Tata SANE


