La Cellule d’appui à la protection de l’enfance (Cape) a lancé, mercredi, une session de formation de cinq jours pour le renforcement des compétences des agents du centre « Ginddi ».
Cette session intervient dans la seconde phase de la mise en œuvre du projet d’appui institutionnel au système de protection de l’enfance au Sénégal (Paipes). Elle réunit un pool de 15 formateurs certifiés qui vont renforcer les acteurs dans l’appréciation du cadre juridique et institutionnel, dans la reconnaissance et la gestion d’une situation de maltraitance et dans l’utilisation des outils standardisés d’évaluation de la santé mentale de l’enfant.
Selon Cheikh Thioune, directeur du Centre, lui et ses collaborateurs offrent des services d’information, d’écoute et d’orientation, mais ils sont confrontés au quotidien à des problématiques constantes.
Ainsi, pour Mbayang Madjiguène Diop Keita, coordonnatrice de la Cape, cette formation vise à garantir « une prise en charge plus professionnelle, plus humaine et plus efficace des enfants en situation de vulnérabilité ». Elle estime que « l’accompagnement psychosocial et les bonnes pratiques professionnelles constituent une étape importante vers un système de protection plus cohérent et plus adapté aux besoins des enfants ».
Astou Fall, conseillère technique en charge de la Petite enfance auprès du ministre de la Famille et des Solidarités, a prôné un changement de posture. Elle invite à regarder « l’enfant non pas comme un dossier à traiter, mais plutôt comme un être humain dont la trajectoire de vie dépend en partie de la qualité de l’accueil ».
Djibril NDIAYE


