À l’occasion de son cinquantenaire célébré ce lundi à Kaffrine, SOS Villages d’Enfants a mis en avant les résultats de son engagement en faveur des enfants talibés. Son directeur, Pape Daouda Diop, a annoncé qu’au moins 1 500 enfants ont bénéficié d’un accompagnement à travers le pays.
La cérémonie, marquée par une randonnée pédestre jusqu’au quartier Médina Baye, s’est tenue en présence des autorités administratives et de partenaires, notamment belges. Elle a constitué un moment de bilan, cinq ans après le lancement d’un programme dédié à la protection des talibés. “ C’est un moment de satisfaction et de célébration. Il y a cinq ans, avec notre partenaire SOS Belgique, nos partenaires locaux et l’État du Sénégal, nous avions pour objectif de travailler sur la protection des enfants talibés au niveau national. Aujourd’hui, le bilan est plus que satisfaisant”, s’est réjoui le directeur.
Alignée sur les orientations stratégiques de l’État, l’organisation affirme avoir amélioré les conditions de vie de nombreux enfants dans les daaras, tout en contribuant au renforcement des moyens de subsistance. “ Avec l’État, nous avons pû accompagner plus de 1500 enfants talibés dans les daaras”, a indiqué M. Diop Parmi les acquis, figure également la professionnalisation de l’enseignement. Une trentaine d’anciens talibés formés ont ainsi réussi leur insertion professionnelle, devenant des exemples de réussite.
Malgré ces avancées, le phénomène des enfants en situation de rue persiste. Pour Pape Daouda Diop, son éradication reste possible, à condition d’adopter une approche adaptée. “Il est essentiel de comprendre les raisons profondes qui poussent ces enfants à se retrouver dans la rue. Au-delà des plaidoyers, il faut s’attaquer aux questions de fond liées aux conditions de vie et aux moyens de subsistance”, a-t-il conclu.
Mamadou THIAM


