L’ONG Action Éducation et ses partenaires ont organisé, du 19 au 21 octobre 2026, à Saint-Louis, un atelier de renforcement des capacités organisationnelles et financières des femmes déplacées climatiques de Khar Yalla, dans la cité Bamba Dièye. L’initiative vise à soutenir leur reconversion économique et à renforcer leur autonomie, après la perte de leurs activités traditionnelles liées à la pêche.
Les femmes déplacées climatiques de Khar Yalla bénéficient d’un accompagnement pour mieux structurer leurs activités génératrices de revenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’amélioration des conditions de vie économiques des femmes et des jeunes déplacés climatiques, développé par Action Éducation à travers l’atelier coopératif de recherche-action (ACORA).
Selon Abdel Kader Fall, point focal d’Action Éducation, l’organisation accompagne cette dynamique depuis près de deux ans. Après un premier appui matériel et une formation à la transformation des céréales locales, un groupement d’une cinquantaine de membres, composé de femmes et de jeunes, bénéficie désormais d’un renforcement de capacités en gestion administrative, organisationnelle et financière. « Nous avons d’abord procédé à une évaluation avec le groupement. Les membres nous ont fait savoir qu’elles avaient besoin d’une formation en gestion organisationnelle et financière », a-t-il expliqué. :
Un suivi est prévu jusqu’en décembre afin de consolider les acquis. Pour Ababacar Sy, membre de la plateforme Aar Sunu Alam, cet accompagnement répond aux difficultés rencontrées par ces femmes depuis leur déplacement. Privées de leurs activités liées à la pêche, elles doivent trouver de nouvelles sources de revenus pour assurer leur subsistance. « Il fallait trouver des solutions alternatives face au phénomène du changement climatique, dans une logique de résilience et d’adaptation », a souligné.
De son côté, Aïda Diaw Ndoye, socio-économiste au cabinet MSA, insiste sur l’importance de la gestion et de l’organisation pour assurer la pérennité des activités. Elle évoque également la possibilité d’accompagner le groupement dans sa formalisation administrative et le renforcement de ses compétences en leadership et en entrepreneuriat.
Représentant le maire de Saint-Louis, Adja Nafy Sow, conseillère municipale, a invité les bénéficiaires à appliquer les connaissances acquises. « Il y a toujours des formations, mais on laisse souvent les documents dans les tiroirs. Nous devons continuer à pratiquer pour obtenir des résultats », a-t-elle insisté. Au-delà de cet atelier, les partenaires entendent poursuivre leur accompagnement pour favoriser l’insertion économique des femmes déplacées climatiques et améliorer durablement leurs conditions de vie.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


