Mieux faire connaître les lois et les règles qui encadrent la transparence et la bonne gouvernance afin de renforcer la prévention de la corruption. Tel était l’objectif de l’atelier organisé, le 21 octobre 2026, par l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) à l’intention des acteurs de Mbacké, consacré à la vulgarisation des textes en vigueur. Une initiative visant à faciliter la compréhension de ces dispositions et à favoriser leur appropriation par les acteurs concernés.
Les textes relatifs à la création de l’OFNAC, à la déclaration de patrimoine, à la loi sur les lanceurs d’alerte ainsi qu’au droit d’accès à l’information étaient au cœur des échanges. Cette rencontre a réuni les autorités administratives, les chefs de service, les élus locaux et des membres de la société civile du département de Mbacké. Elle a été présidée par le préfet de Mbacké, Khadim Hann.
Selon Babacar Niang, membre de l’Assemblée de l’OFNAC, les participants ont notamment échangé sur les différentes réformes intervenues en 2025. « Un texte législatif, c’est un idéal et tout dépend de son application, de sa mise en œuvre », a-t-il déclaré. Il a expliqué que la délégation de l’OFNAC s’est rendue à Mbacké pour aider les différents acteurs à mieux comprendre les nouveaux textes destinés à renforcer la transparence et la bonne gouvernance.
Pour lutter contre la corruption, l’OFNAC mise notamment sur la prévention, a-t-il rappelé, soulignant ainsi l’importance de cet atelier de vulgarisation des nouveaux textes. Selon lui, ces derniers ont permis de recentrer le champ d’intervention de l’institution, en retirant notamment la fraude de ses attributions, tout en lui conférant de nouvelles compétences en matière d’enquêtes spéciales et de saisie, notamment dans le cadre des déclarations de patrimoine non effectuées et de la lutte contre l’enrichissement illicite.
À l’issue de l’atelier, le préfet de Mbacké, Khadim Hann, s’est réjoui de cet exercice qui a permis, selon lui, de passer en revue les innovations contenues dans ces textes, ainsi que les réformes entreprises en 2025, afin de permettre aux acteurs présents de mieux en comprendre la portée.
Estimant que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous, il a invité l’ensemble des participants à combattre les pratiques susceptibles d’être assimilées à des actes de corruption dans leurs différents services.
Birane DIOP, correspondant


