A Saint-Louis, l’atelier bilan du projet PCR-SAT a mis en lumière quatre années d’actions menées entre le Sénégal et la Mauritanie pour renforcer la sécurité alimentaire, soutenir les filières arachide et niébé et prévenir les conflits liés aux ressources naturelles.
Acteurs locaux, partenaires techniques, institutions et bénéficiaires se sont retrouvés les 10 et 11 février à Saint-Louis pour dresser le bilan du projet PCR-SAT, financé par l’Agence française de développement et mis en œuvre par le consortium GRDR, IPAR, TENMIYA et IRAM dans dix communes transfrontalières. Le projet a misé sur les protéines végétales, notamment l’arachide et le niébé, pour renforcer la résilience des populations rurales. « Nous avons accompagné les producteurs, les transformatrices et les banques de céréales pour construire des filières durables, tout en travaillant avec les maires sur la gestion des ressources naturelles », explique Maud Anjuere, coordinatrice Grdr au Sénégal.
Au cœur de l’action : la prévention des conflits dans une zone où terres et eaux sont partagées. « Le programme a permis de structurer une véritable dynamique transfrontalière entre les communautés du Sénégal et de la Mauritanie », souligne Moïse Luemba, directeur du Grdr en Mauritanie.
Pour Abderrahmane Ndongo représentant Ipar, la force du projet réside dans l’expertise croisée du consortium pour renforcer les opportunités économiques et la gouvernance locale. Présente à l’atelier, l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille Verte a salué cette synergie. « L’alimentation, la fertilité des sols et la préservation de l’environnement vont ensemble », rappelle Ali Ndiaye, chef de division de la filière verte de l’Agence. Représentant le gouverneur, Souleymane Diop, directeur régional de la planification a qualifié le projet d’« ambitieux » et en phase avec les priorités des autorités. Au terme de ces échanges, un constat s’impose : le PCR-SAT offre un modèle reproductible pour d’autres territoires de la vallée du fleuve Sénégal confrontés aux mêmes défis.
Jeanne SAGNA ( Correspondante)


