À Dakar, les autorités misent désormais sur l’éducation pour enrayer le fléau des accidents de la route. L’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) a organisé, du 14 au 17 avril 2026, un atelier stratégique visant à intégrer la sécurité routière dans les enseignements scolaires.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de la connectivité des zones agricoles (PCZA), avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels, dont le ministère des Transports terrestres et aériens, le ministère de l’Éducation nationale et l’ONG Partners West Africa.
L’ambition de l’ANASER est de : « former, dès le plus jeune âge, des citoyens responsables et conscients des enjeux liés à la sécurité routière », renseigne l’agence via un communiqué. À travers des modules et guides pédagogiques en cours d’élaboration, l’ANASER veut inculquer aux élèves « des connaissances essentielles ainsi que des comportements adaptés à une circulation plus sûre ».
Cette orientation répond à une situation préoccupante. Selon la note, « les jeunes âgés de 5 à 35 ans figurent parmi les populations les plus exposées aux accidents de la route ». Plus inquiétant encore, « les élèves et étudiants représentent à eux seuls 32,6 % des victimes d’accidents impliquant des deux-roues ».
Durant quatre jours, experts, techniciens et pédagogues ont travaillé à concevoir des outils adaptés aux réalités du terrain. Une fois validés, ces supports devraient être intégrés dans les programmes scolaires, avec l’objectif d’« inscrire durablement la culture de la sécurité routière dans le système éducatif sénégalais ».
À travers cette démarche, les autorités entendent faire de l’éducation et de la sensibilisation « des piliers essentiels de la prévention », dans l’espoir de réduire significativement les accidents de la circulation.
O.B.N


