L’état des routes dans le département de Mbacké et la hausse du prix du carburant ont causé d’énormes difficultés aux chauffeurs. Ces propos sont de Baye Ndoye, président du Regroupement des transporteurs de Touba.
Le mercredi 19 août 2026, il a rencontré la presse pour faire le point sur les accidents survenus lors du Grand Magal de Touba.
La hausse du prix du carburant a négativement impacté le travail des chauffeurs, selon Baye Ndoye, président du Regroupement des transporteurs de Touba. Il s’exprimait lors d’une rencontre avec la presse, mercredi dernier, en présence de l’ensemble des acteurs du transport du département de Mbacké.
À l’en croire, depuis l’annonce de cette mesure par les autorités sénégalaises, les chauffeurs peinent à joindre les deux bouts. Il a ainsi appelé l’État à revoir la situation en vue d’une éventuelle augmentation des tarifs du transport. « Les chauffeurs font le trajet d’une ville à une autre sans rien gagner au retour. Ils souffrent vraiment de l’augmentation du prix du carburant. C’est vraiment difficile », a-t-il expliqué, sollicitant un réajustement des tarifs du transport.
Ce face-à-face avec la presse a également été l’occasion pour le président du Regroupement des transporteurs de Touba de dénoncer l’état des routes dans le département de Mbacké. Selon lui, le principal problème des acteurs du transport reste l’absence de routes praticables. « Notre principal problème reste l’état des routes à Touba et à Mbacké. Tous les axes sont défectueux », a-t-il souligné.
En outre, il a ajouté que ce problème devient plus sérieux lors de l’hivernage. Pendant cette période de l’année, a indiqué M. Ndoye, plusieurs axes deviennent impraticables après la pluie. Les chauffeurs sont ainsi obligés d’attendre deux jours, voire plus, pour que l’eau puisse s’écouler. « Les routes se sont dégradées et les axes sablonneux sont inondés au moment où les populations doivent se déplacer », a-t-il déclaré, précisant que les automobilistes sont constamment exposés à des risques. Leurs véhicules tombent souvent en panne et les réparations leur coûtent cher.
Toutefois, Baye Ndoye a remercié les chauffeurs du transport en commun pour les résultats enregistrés lors du Magal 2026. Selon lui, le nombre d’accidents a diminué cette année. « L’année dernière, 679 accidents ont été comptés contre 329 pour cette édition. Dans la même veine, 25 personnes ont perdu la vie sur la route contre 33 l’année dernière », a-t-il expliqué. Ce qui constitue une baisse, selon lui.
De plus, il a souligné que les chauffeurs des véhicules de transport en commun ont enregistré moins d’accidents cette année. Il estime ainsi qu’ils ont été à la hauteur pendant le Magal et les invite à adopter le même comportement à l’occasion du Gamou.
Birane DIOP, correspondant


