Pour cette première édition de la Coupe du monde au format de 48 équipes, le Sénégal, bien que placé dans une poule très relevée avec la France, la Norvège et l’Irak, semble disposer de suffisamment de ressources et d’arguments pour franchir au moins la phase de groupes. Au vu de son effectif bien fourni et de ses dernières performances sur la scène continentale, le champion d’Afrique en titre pourrait, à défaut de bousculer la hiérarchie, légitimement prétendre à une place parmi les meilleurs troisièmes.
Le Sénégal s’apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire, la troisième consécutive après celles de 2018 et de 2022. Pour cette 23e édition, qui se déroulera en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), le champion d’Afrique en titre a été versé dans le groupe I, particulièrement relevé, où il affrontera successivement la France, la Norvège puis l’Irak. Trois « finales » décisives donc pour les Lions, dans un ordre décroissant de difficulté, de l’ogre du groupe au petit poucet. Un scénario qui pourrait avantager le Sénégal, si l’on en croit Serigne Saliou Dia, sélectionneur de l’équipe nationale U23.
« Les chances du Sénégal dans ce Mondial sont réelles. Ce n’est pas pour rien que certaines projections placent le Sénégal à la cinquième position derrière le Brésil, l’Angleterre, la France et l’Espagne », indique-t-il. Cela montre, selon lui, que cette équipe sénégalaise aura son mot à dire dans la compétition. « Champion d’Afrique en titre, le Sénégal dispose d’un groupe stable et de grande qualité. Je pense qu’il est important de commencer par l’adversaire le plus difficile. Il faudra obtenir un bon résultat contre la France, puis bien négocier les deux derniers matchs de groupe pour éviter les calculs », affirme le technicien.
Avec le nouveau format à 48 équipes, qui permet aux huit meilleurs troisièmes des douze groupes de se qualifier pour les seizièmes de finale, les hommes de Pape Thiaw semblent avoir suffisamment de ressources pour franchir ce cap. Grâce à un effectif riche et à des performances continentales très convaincantes, le champion d’Afrique en titre peut légitimement viser, au minimum, une place parmi les meilleurs troisièmes. Pour une sélection ambitieuse comme le Sénégal, dirigée par un technicien animé d’une grande envie de réussir, l’objectif sera surtout de bousculer la hiérarchie et de surprendre des équipes de premier plan comme la France et la Norvège afin de terminer en tête du groupe I. Pour y parvenir, les Lions devront réussir leur entrée en matière, le 16 juin prochain, au MetLife Stadium du New Jersey, face aux Bleus.
Contre les protégés de Didier Deschamps, la bande à Sadio Mané devra mettre toutes les chances de son côté pour obtenir un résultat positif et ainsi bien lancer sa campagne. « Sur le papier, la France part favorite. C’est une grande nation du football, habituée au dernier carré des grandes compétitions et dotée d’une profondeur de banc impressionnante.
C’est sans aucun doute l’équipe la plus difficile à affronter », confie Serigne Saliou Dia. Ensuite, face aux Vikings, outsiders de cette édition du Mondial, le Sénégal devra sortir le grand jeu pour décrocher la victoire ou, au minimum, éviter la défaite lors de cette rencontre prévue le 22 juin. Ce deuxième match sera assurément l’un des plus déterminants du parcours des Lions dans la compétition. « La Norvège est une équipe émergente qui est en train de se construire avec des joueurs de grande qualité.
Elle s’appuie notamment sur la relation entre Haaland et Ødegaard, mais aussi sur l’expérience d’un joueur comme Sørloth. C’est une belle équipe qui peut surprendre n’importe quelle sélection dans ce tournoi », estime Serigne Saliou Dia. Pour son dernier match de cette phase de groupes, l’équipe dirigée par Pape Thiaw affrontera l’Irak au Toronto Stadium, au Canada. Une rencontre qui pourrait sembler abordable pour le Sénégal, notamment au regard du classement de son adversaire (57e au classement Fifa). « Dans ce genre de compétition, il n’y a pas de petites équipes. Chaque nation qualifiée mérite sa place. Certes, l’Irak n’est pas habitué à participer à une Coupe du monde, mais, comme beaucoup d’équipes asiatiques, il se distingue par la rapidité de ses transitions offensives et sa vivacité », avertit le sélectionneur des U23.
Papa Alioune NDIAYE

