Le Baol a vu plusieurs de ses talents échouer aux portes de la réussite. Katy 2, Birahim 2, Ndauf, Mame Goor Diouf, Boy Reubeuss, Moussa Dioum, Soulèye Dop 2, Katy Junior, entre autres, figuraient parmi ces espoirs auxquels l’arène promettait un brillant avenir. Certains ont fini par abandonner la lutte, tandis que d’autres poursuivent encore leur carrière, mais non sans difficultés. Pourquoi le Baol perd-il autant de talents à l’approche du but ? Une explication difficile à établir. Pour certains observateurs, « c’est parfois dû à un problème de soutien et de motivation. Ce n’est pas forcément un problème de combat, mais de moyens financiers. Il y a aussi des facteurs comme la chance. Un combattant peut être bon et avoir du mal à gagner ses combats importants ».
Toutefois, la nouvelle génération est appelée à réussir là où les précédentes ont échoué. Au sein de l’écurie Baol, Kéweul, Wouly 2 et Bour Sine incarnaient une partie de ces espoirs. Du côté de l’école de lutte Bada Dione, Nokia, Mbaye Gouye Gui et Yéksil portaient également les attentes. À l’école de lutte Cheikh Mbaba, Mor Kang Kang, Bébé Diouldé, Boy Pouye et d’autres tentaient de perpétuer l’héritage. Tous étaient considérés comme une relève sûre. Mais aujourd’hui, peu d’entre eux parviennent à confirmer les espoirs placés en eux. Kéweul, selon les témoignages de son entourage, demeure un talent pur et un grand espoir du Baol. Ndiaye Tine, le petit frère de Tapha Tine, peut également nourrir de belles ambitions au niveau de l’écurie Baol Mbollo. Il a la chance de bénéficier du soutien de son frère. Bon technicien, il est également très doué dans la bagarre. Mbaye Gouye Gui, sociétaire de l’école de lutte Bada Dione, est lui aussi sur la bonne voie, même s’il a raté sa dernière sortie face à Niang Ballo, au mois de juillet dernier.
Quant à Bour Sine, de l’écurie Baol, et Niagass, de Baol Mbollo, il faut reconnaître qu’ils disposent de qualités certaines. Mais depuis quelques années, ils alternent le bon et le moins bon, sans parvenir encore à franchir le cap qui mène vers le très haut niveau. Pour Mbaye Ndéwane, « aujourd’hui leurs grands espoirs, c’est Mor Kang Kang, Mbaye Gouye Gui, BMW, Fils de Katy ».
Abdoulaye DEMBÉLÉ


