La première stratégie numérique du Groupe de la Banque mondiale, pour élargir l’accès aux technologies et créer des emplois, a été lancée ce mardi. Elle s’articule autour de quatre priorités : la connectivité, l’accessibilité financière, les services numériques et la préparation à l’Intelligence artificielle (IA).
Le Groupe de la Banque mondiale a lancé le mardi 20 octobre 2026 sa première stratégie pour le numérique, qui vise, en associant ses capacités dans les secteurs public et privé, à aider les pays en développement à étendre l’accès au numérique à un coût abordable, à améliorer les services et à créer des emplois.
La stratégie s’articule autour de quatre priorités : développer la connectivité, rendre les appareils et les données plus abordables, renforcer les services et compétences numériques, et aider les pays à poser les bases nécessaires pour tirer parti de l’intelligence artificielle (IA).
« Les technologies numériques peuvent aider les pays à créer des emplois et à optimiser des ressources limitées. Pour concrétiser ce potentiel, il faut une approche globale, axée non seulement sur une connectivité fiable et des appareils abordables, mais aussi sur les compétences numériques et des services utiles », souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga.
Exploiter les outils technologiques et le potentiel des petites IA
Cette première stratégie numérique réunit, selon M. Banga, ces éléments, en aidant les pays à construire les fondations qui leur permettront d’exploiter les outils technologiques d’aujourd’hui et le potentiel des petites IA, une IA au service des populations.
Il convient de noter que ce lancement intervient alors que les pays en développement sont confrontés à deux défis simultanés : un contexte de ressources contraintes et un besoin croissant d’emplois. Au cours des dix à quinze prochaines années, 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler dans les pays en développement, tandis que leurs économies devraient créer quelque 420 millions d’emplois seulement.
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« Les technologies numériques peuvent soutenir la création d’emplois dans les cinq secteurs priorisés par le Groupe de la Banque mondiale : les infrastructures et l’énergie, l’agro-industrie, la santé, le tourisme et l’industrie manufacturière à valeur ajoutée. Elles peuvent aider les entreprises à toucher plus de clients, à améliorer leur productivité et à accéder à des financements, tout en réduisant le coût de la fourniture des services publics », estime la Banque mondiale.
Toutefois, l’institution de Bretton Woods souligne que des obstacles considérables persistent néanmoins. En 2025, plus de 2 milliards de personnes dans le monde n’étaient pas connectées. Seules 23 % des personnes vivant dans des pays à faible revenu utilisaient internet, contre 94 % dans les pays à revenu élevé.
Et, parmi les habitants des zones couvertes par un réseau, beaucoup ne peuvent pas se permettre l’achat d’un smartphone ou d’un forfait de données, ne disposent pas des compétences numériques nécessaires ou n’ont accès qu’à des services peu adaptés à leurs besoins.
Mariama DIEME


