Le président russe Vladimir Poutine a évoqué dimanche la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors de frappes américaines et israéliennes, qualifiant cet acte de « violation cynique » de « la morale et du droit international ».
Téhéran est resté l’un des plus proches alliés de la Russie tout au long de l’offensive lancée en 2022 par Moscou en Ukraine, et le Kremlin avait précédemment appelé à la retenue à l’approche des frappes américano-israéliennes contre l’Iran.
Dans une lettre envoyée à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, et publiée par le Kremlin, M. Poutine a présenté ses « plus sincères condoléances pour l’assassinat » d’Ali Khamenei, affirmant qu’il avait été « perpétré dans une violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international ».
Le président russe a affirmé que le guide suprême « restera(it) dans les mémoires comme un homme d’État hors pair qui a apporté une contribution personnelle immense au développement des relations d’amitié entre la Russie et l’Iran ».
Il a prié M. Pezeshkian de « transmettre (sa) plus sincère compassion et (son) soutien aux proches du Guide suprême, au gouvernement et à l’ensemble du peuple iranien ».
Dans un communiqué publié dimanche, la diplomatie russe a condamné « fermement » les « assassinats politiques » d’autres dirigeants iraniens et la « chasse » menée contre eux par Washington et Israël.
Elle a également appelé à « une désescalade urgente » et à « la cessation des hostilités militaires ».
Samedi, la diplomatie russe avait qualifié les frappes contre l’Iran « d’aventure dangereuse » susceptible de déclencher une « catastrophe » dans la région.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est lui entretenu samedi par téléphone avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Moscou, soulignant que l’appel avait eu lieu « à l’initiative de la partie iranienne ».
En 2025, la Russie et l’Iran ont signé un traité de partenariat stratégique visant à renforcer leurs liens — y compris dans le domaine militaire.
Pour l’heure, les autorités russes n’ont pas annoncé d’aide concrète à Téhéran face aux frappes américaines et israéliennes en cours.
AFP


