Donner une seconde chance aux mineurs qui ont été en détention, c’est ce que veut le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr. Cette ambition a été confirmée selon la tutelle, à l’ouverture du panel de haut niveau consacré à la mise en place d’un dispositif et d’un fonds opérationnels d’insertion et de réinsertion des jeunes en danger ou en conflit avec la loi.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a donné le ton à l’ouverture du panel de haut niveau consacré à la mise en place d’un dispositif et d’un fonds opérationnels d’insertion et de réinsertion des jeunes en danger ou en conflit avec la loi.
« Près de 17 000 mineurs sont confiés chaque année à la Direction générale de la Protection judiciaire et sociale. Victimes, témoins, enfants en danger ou en conflit avec la loi : tous doivent pouvoir bénéficier d’une réponse qui ne se limite pas à la sanction, mais ouvre la voie à la reconstruction et à l’autonomie », indique la tutelle à travers une note publiée mardi.
D’après le texte, le ministre a toutefois pointé le maillon faible du dispositif qui est l’après-centre. En 2025, plus de 412 pensionnaires ont réussi aux examens professionnels, notamment dans la menuiserie, la coiffure, l’électricité, la restauration ou le froid et la climatisation. Mais beaucoup sortent encore sans stage, emploi, financement ou accompagnement pour démarrer une activité.
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« Le Fonds de réinsertion des mineurs et jeunes majeurs en situation de vulnérabilité, institué en 2024, doit précisément combler ce vide. Mais pour Moussa Sarr, l’État ne peut agir seul. Il appelle les entreprises, les structures publiques, les partenaires techniques et financiers et la société civile à ouvrir leurs dispositifs à ces jeunes », lit-on dans la note.
Car, derrière chaque qualification se joue une bataille, selon la tutelle, contre le retour à la rue, à la précarité et parfois à la récidive. Donner une seconde chance, estime le ministère en charge de la Justice, c’est surtout « donner les moyens de la saisir ».
M. DIEME


