Vous souvenez-vous d’Aïda Mbacké, cette femme qui avait brûlé vif son époux aux Maristes, il y a quelques années ? La presse rapporte qu’elle est libre. Condamnée à 20 ans de réclusion criminelle en première instance, elle avait vu sa peine réduite de moitié en appel, avant de bénéficier d’une remise de peine pour « bonne conduite » en prison. Une nouvelle qui réjouit sans doute sa famille et ses proches. Car, même si la prison est un lieu de sanction, elle est aussi un espace de réhabilitation et de préparation à la réinsertion sociale des personnes condamnées. Mais au-delà de cette affaire, une question fondamentale se pose : que se passe-t-il dans nos foyers pour que des conflits conjugaux se terminent aussi souvent dans le sang ? Il y a quelques jours, Asta Dia aurait mortellement poignardé son époux à la suite d’un différend. Il y a moins d’un an, dans la banlieue dakaroise, Bintou Guèye, une jeune femme, aurait été abattue par son mari après une dispute. Derrière ces faits divers tragiques se cachent des vies brisées, des familles endeuillées et des enfants parfois condamnés à grandir avec le poids d’un drame qu’ils n’ont pas choisi. Le mariage est pourtant censé être un cocon familial, un espace où deux personnes construisent ensemble un avenir. Cependant, au Sénégal, il est en train de devenir un ring où les conjoints s’affrontent jusqu’à ce que mort s’ensuive.
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