La part de l’Afrique sur la liste des 1 248 biens inscrits classés patrimoine mondial de l’Unesco reste encore faible. C’est ce qu’a relevé lundi le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam. Il présidait la 9ᵉ réunion préparatoire des membres africains du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, tenue à Dakar.
Les pays africains doivent renforcer davantage les réseaux d’expertise africains et consolider les mécanismes de solidarité qui constituent aujourd’hui, selon le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, l’une des principales forces du Groupe Afrique.
En fait, a relevé le ministre, sur les 1 248 biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, la part de l’Afrique demeure encore « insuffisante ». « Vous pouvez compter sur nos encouragements et notre accompagnement afin que les corrections nécessaires puissent être apportées », a-t-il ajouté.
Selon Alpha Thiam, ils doivent consolider leurs positions et mieux finaliser leurs dossiers pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés et assurer une transmission harmonieuse de cet héritage aux générations futures.
« Car nous avons reçu cet héritage en dépôt. Nous devons faire les efforts nécessaires pour le transmettre aux générations futures. C’est une question de préservation de notre identité culturelle, de réappropriation de notre histoire et de notre propre narratif », a-t-il plaidé.
Seuls 13 biens sont africains
En réalité, a précisé le délégué permanent du pays auprès de l’Unesco, Pierre Faye, sur 1 248 biens inscrits, l’Afrique n’en compte qu’environ 112, et sur les 53 biens figurant sur la Liste du patrimoine mondial en péril, 13 sont africains.
« Ainsi, l’Afrique est sous-représentée sur la Liste du patrimoine mondial et surreprésentée sur celle du patrimoine mondial en péril. Or, au-delà des chiffres avancés, il s’agit de la reconnaissance de la qualité des sites, monuments, forêts et paysages qui caractérisent le patrimoine africain », a-t-il renchéri.
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Car, en réalité, ce constat s’explique non pas par l’absence en Afrique de biens dotés d’une valeur universelle exceptionnelle, mais plutôt par les difficultés techniques et financières rencontrées par les pays africains dans la mise en œuvre de la Convention de 1972 de l’Unesco sur la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
Il convient de rappeler que cette convention, animée par la double volonté de sauvegarder les sites culturels menacés et de préserver la nature, trouve sa genèse dans la campagne de Nubie lancée en 1959 par l’Unesco pour sauver les temples d’Abou Simbel, en Égypte.
Mariama DIEME


