Parmi les 54 comités olympiques nationaux du continent, le choix s’est porté sur le Sénégal pour organiser les premiers Jeux olympiques de la jeunesse en Afrique. Le leadership de Mamadou Diagna Ndiaye y est assurément pour beaucoup.
Mais pourquoi avoir fait confiance au Sénégal ? Durant quinze jours, 217 délégations et 2 700 jeunes athlètes âgés de 14 à 17 ans seront réunis à Dakar, Saly et Diamniadio pour célébrer le sport et l’esprit olympique. Il faut saluer le COJOJ pour son efficacité et la prouesse exemplaire qu’il est en train de réaliser.
Cette réussite n’aurait toutefois pu voir le jour sans l’œuvre colossale du président Macky Sall : voies de communication, système de transport de masse moderne, intelligent et multimodal, infrastructures sportives de dernière génération. Ce sont ces équipements qui accueillent un événement de dimension mondiale.
La ville de Dakar, sous le leadership de Khalifa Ababacar Sall puis de Soham El Wardini, a porté une candidature solide.
Enfin, sans le leadership républicain du pésident Bassirou Diomaye Faye, les Jeux auraient été compromis par des atermoiements, des louvoiements et des puérilités politiciennes.
C’est pourquoi nous nous réjouissons de voir un Sénégal qui rassemble ses meilleurs fils et filles pour servir son destin singulier de pays phare sur le continent africain.
L’impact du soft power sénégalais
À travers ces Jeux, il apparaît clairement que le génie sénégalais ne réside pas encore dans le « oil and gas » ; il tient toujours à la puissance de son soft power.
Dakar, 1966 : le Sénégal accueille le monde, plus précisément le monde noir. C’est le Festival mondial des arts nègres (FESMAN).
Qu’était donc le FESMAN ? Lancé sous l’impulsion de Léopold Sédar Senghor et d’Alioune Diop, avec la revue Présence africaine, le Festival fut un événement culturel grandiose conçu pour célébrer la culture, les arts, la littérature, le cinéma et l’identité des peuples d’Afrique et de sa diaspora — Haïti, États-Unis, Brésil, Caraïbes.
André Malraux, ministre français de la Culture, mesurant parfaitement la portée du moment, déclara : « Nous voici donc dans l’histoire. Pour la première fois, un chef d’État prend en ses mains périssables le destin spirituel d’un continent. »
Les petits-enfants de Senghor ont repris le flambeau. À travers ces Jeux, le peuple sénégalais rappelle ce qu’il est et poursuit sa trajectoire.
Refuser le blocage institutionnel du Sénégal
Il appartient donc au président Bassirou Diomaye Faye de consolider cette place que le monde nous reconnaît, ce phare que le continent regarde.
Préserver notre démocratie de ses pourfendeurs : le blocage institutionnel que tentent les forces rétrogrades à l’Assemblée ne doit pas passer.
Parce qu’elles divisent — jusque dans nos foyers —, détruisent ce que nous avons de plus cher — la paix et la concorde nationale — et chahutent nos institutions : aujourd’hui l’Assemblée nationale ; avant cela, la Justice et le président de la République. Je demeure convaincu qu’il faut les combattre par tous les moyens démocratiques et légaux.
Face aux tentatives de détruire la réputation du Sénégal, tous les véritables patriotes doivent se dresser comme un seul homme et préserver ce legs précieux des pères fondateurs, que nous venons encore une fois de célébrer.
S’il ne devait rester qu’une seule mission au président Bassirou Diomaye Faye, ce serait : redonner confiance, optimisme et fierté d’être ce que nous sommes: Sénégalais.
Pape Mahawa DIOUF

